Mardi 11 décembre 2018
  Ne manquez plus les
dernières nouvelles
S'abonner

Un univers aux couleurs douces : l’interview d’Audrey Fitzjohn

Par Clémentine Kerfriden | Publié le 16/10/2018 à 07:18 | Mis à jour le 16/10/2018 à 12:15
Audrey Fitzjohn

Plus de 20 00 abonnées sur Instragram, bloggeuse lifestyle, photographe, styliste, décoratrice, auteure de 4 livres, créatrice d’identité visuelle, super maman, il n’y aurait presque pas assez de mots pour présenter le portrait d’Audrey Fitzjohn. Frenchy expatriée pendant 10 ans, elle a apporté à la Nouvelle-Zélande le charme et « l’art de vivre à la française ».

 

Audrey, vous avez passé 10 années en Nouvelle-Zélande. On imagine que le pays a beaucoup changé depuis votre arrivée non ? 

Énormément oui ! Je me rappelle encore à mon arrivée le peu de choses que j'arrivais à trouver, en particulier à Hamilton, c'était frustrant ! Les centres villes étaient beaucoup moins développés et les villes plus petites. À Hamilton au début il n’y avait pratiquement que des maisons alors qu'à notre départ la ville boomait. Les petits immeubles et town houses étaient de plus en plus nombreux, on sentait vraiment que la ville avançait vers le futur et qu’elle se développait très rapidement.



 

“ On sentait vraiment que la ville avançait vers le futur et qu’elle se développait très rapidement. ”


 

On dit souvent que la Nouvelle-Zélande est le plus beau pays pour fonder une famille. C'est vrai ?

C'est vrai que tout est propice à fonder une famille en Nouvelle-Zélande. Je me rappelle encore tous les petits groupes et activités auxquels j'allais avec mon premier enfant, il y avait tout un réseau de mamans au foyer qui se retrouvaient pour faire des choses ensemble et avec leurs enfants. C’était génial car être au foyer peut parfois sembler isolant mais en Nouvelle-Zélande pas du tout. Les cafés et restaurants sont très kid friendly également, sans parler des salles familiales dans les centres commerciaux pour pouvoir allaiter au calme et des séances de cinéma dédiées aux familles avec de jeunes enfants. Culturellement les enfants sont éduqués différemment en Nouvelle-Zélande et ça se ressent au quotidien dans les infrastructures, le style de vie et son rythme au quotidien.

Cependant je me dois de mentionner que si le pays est très propice à fonder une famille, il est beaucoup plus difficile pour les femmes de reprendre une activité professionnelle après avoir eu des enfants car l'école commence tard et les crèches et jardins d'enfant coûtent très cher. Il y a encore du chemin à faire à ce niveau-là.

 

Audrey Fitzjohn

 

Vous êtes de retour en France depuis quelques mois maintenant, pourquoi ce choix ?

Nous avons choisi de rentrer en France car nous avions la sensation d'être arrivé au bout de quelque chose en Nouvelle-Zélande. Nous aimions énormément notre vie mais d'une certaine façon nous savions que nous ne resterions pas pour toujours et souhaitions partir sur une note joyeuse quand tout allait bien plutôt que d'attendre d'en avoir vraiment assez et risquer de teinter d'une note amère une partie de notre vie dont nous sommes très heureux.

“ Le Nouvelle Zélande est un vrai vivier de talents créatifs.”


 

Quel regard portez-vous sur les métiers de la création en Nouvelle-Zélande ?

Le Nouvelle Zélande est un vrai vivier de talents créatifs. Je pense que la facilité avec laquelle on peut se mettre à son compte permet à beaucoup de se lancer sans grands risques en parallèle d’une activité salariée et de voir ainsi naître de belles carrières. Je trouve aussi que les métiers de la création sont très valorisés là-bas, tous les métiers d'ailleurs, chacun suit la carrière qui l'inspire et reprend des études si besoin pour en changer, les gens ne se sentent pas bloqués dans un métier ad vitam eternam.

 

Audrey Fitzjohn Raglan

 

“La nature ici m'a toujours beaucoup inspirée”

 

En quoi toutes ces années en Nouvelle-Zélande ont-elles pu avoir une influence sur votre travail ?

La nature ici m'a toujours beaucoup inspirée au niveau de mes photos. J’allais souvent à la plage à Raglan pour me ressourcer créativement, la nature très sauvage et presque brute m'inspirait toujours beaucoup là-bas. L'inversement des saisons a également beaucoup joué en ma faveur professionnellement. Je photographiais par exemple beaucoup de shootings "lifestyle" entre novembre et décembre (en été donc) prêts pour les magazines en Europe qui planchaient déjà sur leurs numéros de juillet-août. Et inversement, je bénéficiais de la lumière de l'hiver pour les shootings de Noël que je faisais en juillet.



 

Vous êtes très actives sur les réseaux sociaux, pouvez-vous nous parler de votre dernier projet ?

Mon dernier projet date un peu car je reprends doucement le travail depuis que j'ai eu ma petite fille il y a 4 mois mais il s'agissait de photos pour une marque de bijoux française.



 

Et le prochain ?

Je viens juste de signer un nouveau livre de cuisine, mon 5ème, avec l'éditeur avec qui je travaille depuis des années en France.

 

Audrey Fitzjohn cuisine

 

Trois comptes Instagram à nous conseiller absolument ?

Je suis une inconditionnelle de memes, donc j'adore suivre @mo_wad. @loicprigent me fait toujours beaucoup rire ! Enfin, La néo-zélandaise @erenatepaa que j'ai la chance de connaître a un goût divin et vient d'ouvrir un superbe Airbnb au cœur d'Hamilton.

 

Pour finir, plutôt frenchy ou kiwi ?

Pour toujours frenchy !    

 

Retrouvez l'univers d'Audrey sur son blog et son Instagram 

 

Le Petit Journal Auckland

Clémentine Kerfriden

Bretonne de Paris Ouest, littéraire convertie à la business school, passionnée des créatures à duvets, à poils ou à écailles, Clémentine a rôdé sa plume aussi bien en dissertant qu'en créant des memes.
0 Commentaire (s)Réagir
Sur le même sujet