Les producteurs de raki et de tsipouro (eaux de vie grecques) risquent de perdre leur statut fiscal favorable si la Grèce perd sa bataille à la Cour européenne de justice, à la suite d'un renvoi mercredi par la Commission européenne.
Le gouvernement grec est jugé sur son incapacité à réduire les ventes à la sauvette, illégales, et de favoriser ses propres producteurs contre l'importation de ces alcools.
La décision de la Cour Européenne aura un impact significatif non seulement sur les petits producteurs qui sont autorisés à produire juste assez pour couvrir la consommation des ménages, mais aussi sur les plus grands distillateurs grecs.
Si la Grèce est reconnue coupable de favoriser sa production nationale, tous les tsipouros et rakis seront grevés de la taxe spéciale à la consommation imposée sur les boissons alcoolisées, en lieu et place de la taxe réduite qui est perçue aujourd'hui.
La taxe complète équivaut à environ 10,20 € par litre et la Commission Européenne exige que cette taxe soit appliquée à toutes les boissons alcoolisées, sauf celles qui jouissent d'une exemption spéciale, comme dans le cas de l'ouzo.
La Grèce ne bénéficie d'aucune réduction de taxe sur le tsipouro ou le raki, mais applique quand même une réduction de 50%, soit environ 5,10 € par litre.
(www.lepetitjournal.com/Athenes) lundi 20 février 2017















