Le syndicat des taxis SATA annonce de nouveau une grève de trois jours à Athènes, et dans toute la région de l’Attique, en réponse au projet de loi émis par le ministère des Transports.


Ce projet, intitulé « Modernisation et mise à niveau des transports », est au cœur des protestations. Les chauffeurs de taxis reprennent la contestation entreprise au début du mois face aux dispositions liées à la transition vers des véhicules électriques. En effet, le syndicat réclame une électrification progressive et non brutale, adaptée aux problèmes socio-économiques des chauffeurs.
Mais ces derniers s’opposent aussi aux réglementations fiscales et aux conditions de délivrance des licences. À cela s’ajoute leur inquiétude face à la concurrence grandissante des plateformes de VTC. Cette situation semble résonner à travers le pays, puisque la mobilisation s’étend à l’échelle nationale le 17 et 18 février.
Les chauffeurs troquent leur voiture pour la marche
Ces trois jours vont être l’occasion pour la profession de se rassembler. Chaque itinéraire emprunté lors des marches n’est pas anodin. Chacune de leurs arrivées constitue un lieu symbolique : l’aéroport international d’Athènes Elefthérios-Venizélos, le ministère des transports et le palais Maximou, siège du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis.
Le message est clair : cette grève entend mettre en lumière le mécontentement et les préoccupations des chauffeurs vis-à-vis de leur secteur. Elle vise à exercer une pression face aux décisions gouvernementales qui encadrent la profession et définissent la réglementation. Selon Thymios Lymberopoulos, le président du syndicat, ce projet de loi ne résulte pas d’un commun accord entre les deux parties. Cette grève pourrait alors se prolonger si les revendications de la SATA ne sont pas satisfaites.











