En janvier 2026, l’Autorité indépendante des recettes publiques (AADE) lancera un nouveau registre foncier numérique destiné à améliorer la gestion des biens immobiliers en Grèce. Ce système permettre à l’Etat d’obtenir une vue d’ensemble sur les propriétaires et l’usage réel de leurs biens.


Un registre précis et détaillé
L’objectif principal de la plateforme est de centraliser toutes les informations relatives aux biens immobiliers détenus par plus de 7 millions de contribuables en Grèce.
Dès son lancement, les autorités fiscales procéderont à des vérifications croisées entre les déclarations fiscales et les registres cadastraux. Grâce à l’intelligence artificielle, les incohérences entre les deux registres seront automatiquement détectées, comme les biens déclarés vacants mais qui continuent de consommer de l’électricité, les propriétés “cédées gratuitement” qui génèrent du revenu, ou encore des différences de superficie entre les deux registres.
Chaque propriété, qu’il s’agisse d’une résidence, d’une maison de vacances, d’un espace commercial, d’un terrain ou d’une parcelle agricole, se verra attribuer un dossier numérique. De nombreuses données seront intégrées, comme la superficie, l’emplacement, le stade de construction, les opérateurs des réseaux électriques, les contrats d’assurance, les coordonnées des locataires, ainsi que les questions judiciaires ou urbanistiques en suspens.
Les propriétaires devront vérifier, confirmer ou mettre à jour ces informations. Les locataires auront aussi accès à ce système, notamment pour vérifier si le montant du loyer déclaré correspond à la réalité.
Le registre sera mis à jour automatiquement à chaque enregistrement, acceptation ou résiliation de bail, offrant ainsi aux autorités fiscales une vision en temps quasi-réel du marché immobilier.
Les objectifs de “MIDAS”
Le système poursuit trois grands objectifs
Le premier est la transparence du marché locatif. Par exemple, “MIDAS” enregistrera systématiquement les résidences vacantes. Une première, qui permettra à l’État de connaître le stock réel de biens immobiliers hors du marché.
L’accès à ces données fiables facilitera une planification efficace des politiques fiscales et du logement grâce à des chiffres fiables et actualisés.
Enfin, le troisième objectif de “MIDAS” est de mettre en place une fiscalité plus équitable, en réduisant la fraude et en identifiant les biens immobiliers non déclarés. Les propriétés non déclarées à des fins fiscales ou présentant des incohérences avec les registres cadastraux feront l’objet d’audits ciblés. Des sanctions, telles que des amendes ou des impôts rétroactifs, seront appliquées au cas par cas.
Cette réforme ne se limite pas aux transactions immobilières. Le système va également permettre de vérifier le statut des parcelles agricoles, afin que les subventions destinées aux agriculteurs soient attribuées exclusivement aux bénéficiaires réels. Une initiative concrète, qui répond directement aux préoccupations soulevées par le scandale OPEKEPE, survenu en 2024.
















