Les mois de friction transatlantique concernant la guerre en Iran et le Groenland pèsent également sur cet évènement, alors que l’avenir du lien transatlantique paraît plus compromis que jamais après le retrait de troupes américaines d’Europe.


Voici ce que vous devez savoir sur la rencontre qui va se dérouler les deux prochains jours :
De quoi discuteront les dirigeants ?
L'administration Trump a poussé l'Europe à accroître ses investissements en matière de défense et à assumer la responsabilité principale de la protection du continent. Les progrès réalisés dans ce domaine seront donc au premier plan, ainsi que l'augmentation de la production industrielle de défense et la manière de mettre en œuvre le « rééquilibrage » que les États-Unis souhaitent vis-à-vis de l'Europe.
Quels dirigeants seront présents ?
Les dirigeants des 32 pays membres de l'OTAN, y compris Trump, assisteront au sommet. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy, Le président sud-coréen Lee Jae Myung, le président du Conseil européen Antonio Costa et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen devraient se joindre à un dîner avec les dirigeants de l'OTAN mardi soir.
Que diront les dirigeants à propos de la défense ?
Les dirigeants européens chercheront montrer à Trump qu'ils tiennent leur promesse faite à La Haye l'année dernière (5 % du produit intérieur brut consacré à la défense et aux mesures liées d'ici 2035). En 2025, les membres européens de l’OTAN et le Canada ont en effet accru leurs investissements de plus de 139 milliards de dollars. Selon un texte consulté par Reuters, la déclaration qui sera faite à l’issue du sommet ressemblera à celle-ci : « les alliés européens et le Canada, en collaboration avec les États-Unis, assument une plus grande responsabilité pour la défense de l’Alliance ».
Que feront les membres de l'OTAN pour l'Ukraine ?
Les membres de l'OTAN devraient réaffirmer leur soutien à l'Ukraine et s'engager à continuer à lui fournir une aide financière. Une partie du financement proviendra des engagements bilatéraux existants et d'une facilité de prêt de l'UE qui prévoit 60 milliards d'euros pour l'investissement et l'approvisionnement en défense ukrainienne pour 2026-2027. En revanche, les États-Unis semblent refuser de mettre la main au portefeuille.
Que fera l'alliance en matière d'industrie ?
Alors que le sommet de l'année dernière s'était focalisé sur la promesse de nouvelles dépenses militaires, les responsables souhaitent que la rencontre de cette année se concentre sur l'augmentation de la production d'armes et le renforcement de l'innovation en matière de défense. L'alliance organisera un forum sur l'industrie de la défense à Ankara aujourd’hui, où plusieurs accords seront annoncés.
L'Iran fera-t-il partie des sujets abordés?
Les responsables européens craignent que la guerre en Iran et l'irritation de Trump à l'égard des gouvernements européens concernant leur réponse à ce conflit ne viennent éclipser le sommet. Dans leur déclaration de sommet, les dirigeants devraient dire que « les alliés réitèrent que l'Iran ne doit jamais posséder d'arme nucléaire et appellent l'Iran à respecter pleinement la liberté de navigation dans le détroit d'Hormuz. », d’après un document consulté par Reuters.
Que veut la Turquie ?
La Turquie cherchera à mettre en avant ses capacités croissantes dans l'industrie de la défense, et à répéter sa volonté de mettre fin à toutes les restrictions sur le commerce de la défense au sein de l'OTAN. Le président turc Recep Tayyip Erdogan voudrait également approfondir les coopérations dans l’industrie militaire, et discuter de potentiels achats comme celui de systèmes de défense antimissile SAMP/T à la France et l’Italie. Lors des entretiens bilatéraux avec le président Trump, Erdogan devrait souligner l'amélioration des relations entre Ankara et Washington tout en réclamant la levée des sanctions américaines et un accès renouvelé au programme de chasseurs F-35.
Qui d'autre sera présent ?
Toujours à Ankara, les ministres des Affaires étrangères de l'OTAN devraient rencontrer leurs homologues de Bahreïn, du Koweït, du Qatar et des Émirats arabes unis, et tenir un dîner diplomatique avec le ministre des Affaires étrangères de l'Ukraine et le chef de la politique étrangère de l'Union européenne Kaja Kallas. Les ministres de la Défense de l'OTAN doivent également tenir des pourparlers avec leurs homologues australien, japonais, néo-zélandais et sud-coréens


















