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OLIVIER DELORME - La Grèce, il y jette souvent ses encres

Écrit par Lepetitjournal Athènes
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 6 décembre 2015

     Olivier Delorme aurait aimé être archéologue. Il est écrivain, passeur d'histoire et amoureux. Amoureux de la Grèce.

     La Grèce est la moitié de son ciel. Il y jette souvent ses encres...

     Il pousse ses coups de gueule, ses coups d'amour. Olivier Delorme est heureux quand il a ses billets d' avion pour ''son'' île en Grèce...

     Agrégé d'histoire, directeur des études d'un institut de recherches en histoire contemporaine, responsable de collection à la Documentation française, maître de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris en histoire des relations internationale,  il publie chez Gallimard ''La Grèce et les Balkans'', du Ve siècle à nos jours. Les trois tomes ont été salués comme des ouvrages de référence. D'autres romans aussi, chez H&O Editions.
 
      Olivier Delorme a reçu le prix "Mondes en paix, mondes en guerre" du Centre mondial de la paix en 2014.

     ''Il faudrait encore parler d'une mer qui n'est nulle part au monde comparable à cette mer-là, des distorsions que subit le temps dans les îles, des musiques, du rébétiko, de Hadjidakis, de Mélina, de la voix de Maria Farandouri ou des clarinettes d'Épire, il faudrait parler de la peinture de Tsarouchis, et de mille et une choses encore. Il faudrait parler de Nisyros?''

     Olivier Delorme partage, il est passeur d'histoire, il est amoureux de ses passions.

    Il répond au questionnaire de Proust :

Ma vertu préférée.
   La cohérence.
 
La qualité que je préfère chez un homme.
   La curiosité.

La qualité que je préfère chez une femme.
   La même chose.

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis.
   L'attention aux autres.

Mon principal défaut.
   L'emportement, par passion.

Mon occupation préférée.
   Ecrire, jouir, ou les deux ensemble.

Mon rêve de bonheur.
   Une société fraternelle, hédoniste, athée, qui protégerait les plus faibles et favoriserait l'épanouissement de chacun ; qui ne serait donc plus organisée en fonction de la cupidité, du marché, de la concurrence, du libéralisme moteur de l'Europe et de la mondialisation, de la liberté du renard libre dans un poulailler libre.

Quel serait mon plus grand malheur ?
   Perdre mon compagnon.
 
Ce que je voudrais être.
   Un mec sublime dans les bras duquel tombent tous les mecs sublimes.

Le pays où je désirerais vivre.
   La Grèce.

La couleur que je préfère.
   Bleu lavande.
 
La fleur que j'aime.
   Le jasmin.

L'oiseau que je préfère.
   Le corbeau/la corneille pour son intelligence et parce que c'est l'oiseau d'Apollon.

Mes auteurs favoris en prose.
   Nikos Kavvadias, Stendhal, Gustave Flaubert, Marguerite Yourcenar, André Malraux, Anatole France, André Gide, François   Mauriac, Lawrence Durrell, Kostas Taktsis, Stratis Tsirkas, Nikos Kazantzaki, John Irving, David Lodge... et moi.

Mes poètes préférés.
   Kavafis, Séféris, Ritsos, Hugo, Rimbaud, Aragon.

Mes héros dans la fiction.
   Fabrice del Dongo (La Chartreuse de Parme) et Julien Sorel (Le Rouge et le Noir), Hadrien (Mémoires d') et Zénon (L'Oeuvre au noir), Garine (Les Conquérants), Katow et Clappique (La Condition humaine), Pombal (Quatuor d'Alexandrie)... et les personnages de mes romans.

Mes héroïnes favorites dans la fiction.
   Antigone, La Sansévérina, Tosca... et les héroïnes de mes romans.

Mes compositeurs préférés.
   Offenbach, Bizet, Lully, Charpentier, Haydn, les compositeurs de rébétika, Hadjidakis, Théodorakis

Mes peintres favoris.
   Tsarouchis, Théophilos Hadjimichaïl, Tomas Watson, David,  Philippe de Champaigne, Carpaccio, Antonello da Messina, Lorenzo Lotto, Caravage, Nicolas de Staël,  Francis Bacon, Rothko...

Mes héros dans la vie réelle.
   Mon compagnon qui va travailler tous les jours pour que, depuis une quinzaine d'années, j'aie la liberté de consacrer l'essentiel de mon temps à l'écriture ; les chirurgiens et personnels de santé qui m'ont sauvé la vie en 1999 ; tous ceux, en général, qui risquent leur intégrité physique ou leur peau au service du bien commun, de la nation, de la liberté des autres.

Mes héroïnes dans l'histoire.
   Athéna, Aspasie, Bouboulina, Germaine Tillion, Lucie Aubrac, Anne de Beaujeu.
 
Mes noms favoris.
   Mer, soleil, île, vin, ouzo, tendresse, amitié, littérature, bonheurs (au pluriel) France, Grèce, Nisyros Hermès, Apollon, Dionysos, Frédéric.
 
Ce que je déteste par-dessus tout.
   La veulerie, notamment celles de nos "élites" qui ont cultivé la haine de soi et l"illusion européenne.

Personnages historiques que je méprise le plus.
   Thiers, Pétain, Laval.

Le fait militaire que j'admire le plus.
   Bir Hakeim.
  
La réforme que j'estime le plus.
   L'institution de la Sécurité sociale en 1945, les nationalisations de 1945 et 1982, notamment celles de l'énergie et du secteur bancaire.
 
Le don de la nature que je voudrais avoir.
   Celui de l'apprentissage des langues et/ou un métabolisme qui me permette de ne pas prendre un kilo à chaque fois que je mange ce que j'aime.

Comment j'aimerais mourir.
   En faisant l'amour.

État d'esprit actuel.
   En colère contre les hommes politiques faillis qui nous ont conduits depuis 40 ans dans les impasses économiques, européennes, démocratiques où nous sommes.

Les fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence.
   Celles qu'on commet parce qu'on est pauvre et désespéré.

Ma devise.
   Penser par soi-même, en esprit libre ; refuser les conformismes et leurs injonctions, la moraline des trois pestes monothéistes, les fausses fatalités ; jouir tant qu'on peut, sans nuire à autrui.

Olivier, merci pour ces mots, ce temps passé à les penser, à les écrire... à les donner.

Toute son actualité sur son site Internet :
http://www.olivier-delorme.com/

Ses humeurs sur son Blog-notes :
http://www.olivier-delorme.com/odblog/

Ses romans (Les Ombres du levant, Le Plongeon, Le Château du silence, La quatrième Révélation, L'Or d'Alexandre, Comment je n'ai pas eu le Goncourt...) :
http://www.ho-editions.com/productdisplay/les-ombres-du-levant
 
     Olivier Delorme est aussi  l'un des contributeurs au livre collectif qui vient de sortir, Les Grecs contre l'austérité, Il était une fois l'histoire de la dette :
 
http://www.letempsdescerises.net/?product=les-grecs-contre-lausterite
 

Hugues Pacorel (www.lepetitjournal.com/Athènes) - Jeudi 3 décembre 2015

lepetitjournal.com Athènes
Publié le 2 décembre 2015, mis à jour le 6 décembre 2015
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