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LOBBYING - Polémique autour d'un don algérien à la fondation Clinton

Par Lepetitjournal Alger | Publié le 26/02/2015 à 20:01 | Mis à jour le 27/02/2015 à 09:08

 

Le gouvernement algérien a offert en 2010 un don de 500 000 dollars à la fondation Clinton, a révélé aujourd'hui le Washington Post.

La nouvelle fait déjà jaser aux Etats-Unis et risque, dans les jours à venir, de faire couler beaucoup d'encre ici en Algérie. Le gouvernement algérien a fait un important don à la fondation Clinton qui porte le nom de l'ancien président démocrate américain, Bill Clinton. Selon le journal américain, le Washington Post, les autorités algériennes ont versé, en 2010, un vrai jackpot à cette organisation. C'était au moment où Hillary Clinton, épouse de Bill Clinton, était encore membre du gouvernement de Barack Obama. «Les responsables de la fondation ont reconnu qu'ils auraient dû demander l'approbation en 2010 du bureau d'éthique du département d'Etat, tel que requis par la convention pour les nouveaux bailleurs de fonds du gouvernement, avant d'accepter un don $ 500,000 du gouvernement algérien», écrit le Washington Post. Officiellement, cette rondelette somme a été donnée à la fondation pour aider les sinistrés du tremblement de terre qui secoué Haïti en 2010. C'est ce qu'ont précisé d'ailleurs ses responsables.

Sauf que cet argent a servi, aussi, à acheter le silence politique du département d'Etat américain sur la question des droits de l'homme en Algérie, accuse le quotidien américain. «À l'époque, l'Algérie, qui a cherché une relation plus étroite avec Washington, faisait beaucoup de lobbying auprès du Département d'Etat sur les questions de droits de l'homme», affirme encore le journal.

Selon Washington Post, en plus de l'Algérie, la fondation Clinton a également reçu, illégalement, des dons de la part de dix autres gouvernements étrangers. Cette révélation sera, sans nul doute, au centre d'une nouvelle polémique entre le pouvoir et l'opposition en Algérie. Car ce don n'a jamais été annoncé officiellement. Aucun communiqué de la présidence de la république, seule habilitée à décider d'octroyer des dons et des aides à de l'Etat à des pays étrangers, n'a été publié pour informer l'opinion public et les institutions de contrôle sur cette importante dépense publique.

Les aides étrangères interdites pour les associations algériennes

«La fondation a divulgué les donateurs étrangers, notamment les gouvernements, pendant des années, mais il n'a pas déjà détaillé les dons qui ont été acceptés au cours de quatre années durant lesquels Hillary Clinton était au Département d'Etat», indique le Washington Post. Les autorités vont, à coup sûr, invoquer le travail de lobbying pour justifier un tel don. L'inconvénient est que le gouvernement a interdit aux associations et aux partis politiques algériens de recevoir des aides de quelque nature qu'elle soit de la part de parties étrangères. «Sous réserve des dispositions de l'article 23 ci-dessus, en dehors des relations de coopération dûment établies, il est interdit à toute association de recevoir des fonds provenant des légations et organisations non gouvernementales étrangères. Ce financement est soumis à l'accord préalable de l'autorité compétente», stipule l'article 30 de la loi sur les Associations, amendée en 2012. «Les dons et legs avec charges et conditions ne sont acceptés que s'ils sont compatibles avec le but assigné par les statuts de l'association et avec les dispositions de la présente loi», précise l'article 32 du même texte. Autrement, le gouvernement s'autorise avec des organisations étrangères ce qu'il refuse aux associations algériennes.

Amar Chaabane (www.lepetitjournal.com/alger) jeudi 26 février 2015

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