

La banque mondiale classe l'Algérie à la 163 e place sur 189 pays dans le domaine du climat des affaires.
Coup dur pour le gouvernement algérien qui, depuis quelques temps, s'échinait à convaincre les investisseurs étrangers à venir s'installer en Algérie. Selon la Banque mondiale (BM) la terre algérienne est loin d'être un eldorado où on y fait de très bonnes affaires. Dans son «Doing Business» de 2016 rendu public aujourd'hui, la BM décerne à l'Algérie une très mauvaise note. Pis, elle a perdu 9 points par rapport au classement de l'année dernière. De la 154 e position, elle dégringole à la 163e sur les 189 pays classés! En 2008, l'Algérie était à la 115 e position. Soit, près de 50 points de perdus en 07 ans. Un énorme bond en arrière ! «Il est de plus en plus difficile de faire des affaires en Algérie», déplore le rapport de la BM. Sur les 09 des 10 critères retenus pour procéder au classement des pays, l'Algérie, l'Algérie n'a pas amélioré son scora quand elle n'a pas reculé. Le seul domaine où elle a gagné deux petits points est celui de l'octroi du permis de construire.

Ce classement de la BM sonne comme une gifle au ministre algérien de l'industrie Abdeslem Bouchouareb qui, hier seulement à Paris à l'occasion d'une rencontre avec les membres de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie de France (CACI-France), a loué les grands réformes menées par le gouvernement pour l'amélioration? du climat des affaires en Algérie. «Le gouvernement algérien a fait de l'amélioration du climat des affaires une action permanente», a-t-il soutenu, dans son intervention en invitant les hommes d'affaires algériens installés dans l'Hexagone à investir en Algérie et à «aller au-delà de leurs rêves». «Toutes les réformes, mises en ?uvre par le gouvernement algérien, sont pour vous des instruments pour vous battre ici en France, en Algérie et, bien sûr, vous serez les bienvenus dans votre pays», a-t-il lancé. Et d'appuyer : « Nous avons lancé d'autres réformes, a-t-il précisé, qui vont vous permettre d'opérer en Algérie ou en France, ce qui n'était pas possible par le passé».
A.C (www.lepetitjournal.com/alger) mercredi 28 octobre 2015





