Vendredi 3 juillet 2020

FESTIVAL CHANSONS EN STOK! - Le "son francophone" de Zurich

Par Lepetitjournal Zurich | Publié le 15/09/2016 à 23:00 | Mis à jour le 16/09/2016 à 08:17

Le festival Chansons en Stok! prend ses quartiers au Theater Stok du 20 au 25 septembre pour six soirées de musique francophone. Rencontre avec René Vuilleumier, coorganisateur de l'événement.

René Vuilleumier est catégorique : "Si on aime le rock, il faut venir voir Leo Walden, ça envoie !". Leo Walden, c'est le  groupe suisse qui sera à l'affiche de Chansons en Stok! samedi 24 septembre. Le coorganisateur du festival ne tarit pas non plus d'éloges au sujet de l'artiste invité ce même soir, Mehdi Cayenne, venu d'Ontario et originaire d'Algérie : "Il a de bons textes et une très très belle voix".

Le Sirop d'la Rue au Theater Stok (Crédits : Beat Habermacher)

Mais pour commencer, c'est la Canadienne Jöelle Saint-Pierre qui montera sur scène en ouverture de cette semaine musicale, mardi 20 : "Elle apporte de la douceur et plaira beaucoup aux amateurs de folk". Le lendemain, place aux Genevois de Kaceo, qui se sont fait connaître avec leur titre Disque d'Or : "drôle, fort musicalement, et très énergique". Le tour d'horizon se poursuit du côté de la France et de l'Espagne avec JUR, vendredi 23 : "Un groupe original, avec du romantisme, et des textes particuliers". Ils seront précédés en première partie par le Suisse Lia : "Lui nous le connaissons bien, c'est la troisième fois que nous l'invitons. Il a de très belles chansons".

17 ans de  "sons francophones" à Zurich

Avec le Français Erwan Pinard, jeudi 22, et la Canadienne Maggie Savoie, dimanche 25, c'est donc un véritable condensé de francophonie musicale que propose le festival Chansons en Stok!. Un événement unique en Suisse-alémanique et qui fête cette année ses 17 ans, fidèle au Theater Stok qui l'accueille depuis ses débuts et lui a donné son nom, même si l'album Coke en stock de Tintin a son mot à dire dans cette histoire. Dans cette salle voûtée d'une centaine de places, ancienne cave à vin à l'ambiance chaleureuse, l'association Pa-Dam... Pa-Dam... fait donc vivre le "son francophone" jusqu'au c?ur de Zurich. Avec un objectif inchangé depuis l'an 2000 : "proposer de la bonne musique, de la chanson de qualité et des textes de qualité".

De la chanson francophone certes, mais sans entraves. "Nous accueillons tous les styles", nous explique René Vuilleumier, "du rock au hip-hop en passant par la chanson traditionnelle. L'année dernière nous avons même invité un poète jurassien". Une diversité qui s'exprime également d'une autre manière. "A partir du moment où il y a une assise francophone, nous sommes ouverts à d'autres langues", poursuit-il, "que ce soit des Canadiens qui chantent en acadien, ou comme cette année JUR, qui chante en espagnol et en français".


Kaceo au Keller62 (Crédits :  Pa-dam... Pa-dam...)


Pa-dam... Pa-dam...

Derrière Chansons en Stok!, on retrouve donc l'association Pa-Dam... Pa-Dam..., ses bénévoles indispensables à la tenue de l'évènement, et deux personnes aux manettes: Ulrich Schuwer, "initiateur de l'aventure", et René Vuilleumier. "Je m'occupe de l'organisation au niveau des finances et de la communication", nous dévoile René Vuilleumier, "Ulrich, s'occupe de la programmation. C'est lui qui prend contact avec les producteurs et les groupes au Canada, en France, en Suisse et dans toute la francophonie".

Un engagement qui permet au festival d'attirer des artistes de renom. "Moran par exemple, qui est venu du Canada en 2012, c'est vraiment la toute première classe, au niveau musical comme au niveau des textes". Des succès donc, mais aussi des difficultés, les exigences financières des tourneurs devenant parfois difficiles à assumer pour l'association. "Malheureusement il devient compliqué d'inviter certains groupes. Il faut savoir bricoler, essayer de négocier avec les producteurs en expliquant notre situation", explique René Vuilleumier.

D'un point de vue financier, le festival peut cependant compter sur les adhérents du Club Pa-Dam, sur ses micro-sponsors ainsi que sur le soutien de la ville de Zurich, du Canton, et de l'Ambassade de France. Les rapports avec les institutions ne se limitent d'ailleurs pas à cet aspect. Le festival s'est ainsi associé depuis trois ans au Lycée français de Zurich pour proposer des spectacles aux élèves de l'établissement - ceux des classes de CP/CE1 et CE2 assisteront à deux représentation de la compagnie MiNiBuS cette année. Un accord qui établit un peu plus Chansons en Stok! comme un rendez-vous culturel francophone essentiel à Zurich.


Benoit Paradis au Theater Stok (Crédits : Beat Habermache)


Festival francophone, public francophile

Les spectateurs de langue française ne sont cependant pas les seuls à se déplacer pour l'événement, bien au contraire. "Le public est devenu plus francophile que francophone", selon René Vuilleumier. "Ces dernières années on entendait beaucoup parler suisse-allemand avant les concerts", poursuit-il, faisant ainsi le constat que le festival trouve aussi son public au-delà de son audience naturelle. Une bonne nouvelle pour la vitalité de la langue française dans la plus grande ville de Suisse, mais qui n'empêche pas de se poser quelques questions. "Nous essayons de comprendre ce qui a pu changer socialement dans la communauté francophone pour expliquer cette évolution". Et  pouvoir ainsi s'adapter. Autre challenge pour les organisateurs du festival, attirer plus efficacement un public jeune en proposant des tarifs réduits au moins de 25 ans. Cette année ceux-ci paieront l'entrée 15 francs au lieu de 38.

Infos pratiques

Site web
Tarifs
Map
Lieu : Hirschengraben 42, 8001 Zürich

Jean-Baptiste CHATAIN (www.lepetitjournal.com/zurich) vendredi 16 septeembre 2016.
Recevez nos articles du lundi au vendredi en vous inscrivant à notre newsletter. Suivez-nous sur Facebook et Twitter.

logofbzurich

Lepetitjournal Zurich

L'édition de Zurich de Lepetitjournal.com, le média des Français, des francophones et des francophiles à l'étranger.
0 Commentaire (s)Réagir

Vivre à Zurich

Abidjan Appercu
TROPHEE ANCIEN(NE) ELEVE DES LYCEES FRANÇAIS DU MONDE

Georgina Siaba : « Je suis un produit de l’éducation française »

Il faut savoir donner, quand on a reçu. Tel pourrait être l’adage de Georgina Siaba une jeune Ivoirienne, qui s’est inspirée de son enseignement dans des lycées français pour venir en aide aux enfants

Sur le même sujet