La Chine multiplie les initiatives pour attirer davantage de produits étrangers sur son marché. À Hangzhou, un salon international consacré aux importations illustre la stratégie de Pékin : stimuler la consommation intérieure tout en renforçant son rôle de moteur du commerce mondial.


Hangzhou, vitrine du marché chinois
Au Hangzhou International Expo Center, un événement de trois jours a réuni plus de 300 entreprises venues de 85 pays autour d’un objectif commun : mieux accéder au marché chinois. Organisée par le ministère chinois du Commerce et le gouvernement provincial du Zhejiang, la rencontre constitue la deuxième étape de la campagne « Big Market for All: Export to China ».
Sur près de 20 000 m² d’exposition, plus d’un millier de produits importés sont présentés, allant des biens de consommation aux composants industriels. L’initiative vise à faciliter la mise en relation entre fournisseurs étrangers et acheteurs chinois, tout en offrant aux consommateurs locaux un accès direct à des produits internationaux.
Une stratégie pour stimuler la demande intérieure
Cette campagne s’inscrit dans une orientation plus large de la politique économique chinoise : renforcer la consommation intérieure tout en élargissant les importations. Selon les autorités, la modernisation de l’industrie et l’amélioration du niveau de vie créent une demande croissante pour des produits et services étrangers.
La Chine reste déjà l’un des principaux marchés d’importation au monde. En 2025, les importations ont atteint environ 18 480 milliards de yuans (près de 2 700 milliards de dollars), confirmant la position du pays comme deuxième importateur mondial.
Le ministère du Commerce présente cette initiative comme une nouvelle étape de l’ouverture économique du pays, destinée à « élargir les opportunités du commerce international » et à répondre aux attentes des partenaires commerciaux.
Une plateforme pour les exportateurs étrangers
L’événement de Hangzhou met également en avant des espaces thématiques dédiés aux entreprises importatrices, aux pays des BRICS ou encore au commerce électronique transfrontalier. Ces dispositifs visent à faciliter l’entrée de produits étrangers sur le marché chinois et à accélérer les accords commerciaux.
Certaines entreprises étrangères y voient une opportunité stratégique. Les exportateurs égyptiens, par exemple, espèrent profiter d’une nouvelle politique chinoise qui prévoit des droits de douane nuls pour plusieurs pays africains à partir de mai 2026, ouvrant de nouvelles perspectives commerciales.
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