Jusqu'au bout, il aura réussi à échapper à la justice. Olivier Larroque était gastro-entérologue à l'hôpital français de Hanoï, au Viêtnam, accusé de dizaines de viols sur mineurs à Hanoï entre 2011 et 2013. Extrait de l’enquête « La dernière cavale d'Olivier Larroque »…


Jusqu'au bout, il aura réussi à échapper à la justice. Olivier Larroque était gastro-entérologue à l'hôpital français de Hanoï, au Viêtnam. Accusé de dizaines de viols sur mineurs à Hanoï entre 2011 et 2013, Il a pu prendre la fuite et échapper à son procès…Finalement rattrapé près de Béziers le 14 avril 2023, il s'est suicidé en prison deux jours plus tard. Découvrez un extrait ici du premier épisode de la série de la journaliste Lena Bjurström, « La dernière cavale d'Olivier Larroque », et la suite sur le média indépendant « Les Jours ».
« L'homme a les cheveux grisonnants, le visage taillé à la serpe. Un médecin, gastroentérologue à l'hôpital français de Hanoï, au Viêtnam. Pour ses proches, Olivier Larroque était « un globe-trotter » « sympa », « gentil ». Les enquêteurs de la police française le décrivent, eux, comme un pédocriminel solitaire et itinérant. Un prédateur parti chercher ses victimes à l'autre bout du monde, en Asie du Sud-Est, qui avait organisé sa vie autour de ses crimes. Et qui aura réussi, jusqu'au bout, à échapper à la justice. Arrêté, en fuite, rattrapé puis remis en liberté, l'homme ne s'est pas présenté à son procès devant les assises de Paris en novembre 2022. Les Jours révèlent qu'il a finalement été arrêté dans les environs de Béziers, le 14 avril 2023, après plusieurs mois de cavale et qu'il s'est suicidé en prison deux jours plus tard, le 16 avril. Enquête sur près d'une décennie de procédure judiciaire et sur la façon dont la justice française traque les criminels sexuels partis à l'étranger en quête d'impunité.

Hanoï, 2012. Au cœur de la ville, le lac Hoan Kiem – le lac « de l'épée restituée » - miroite au soleil. On raconte qu'au XVe siècle, l'empereur Lê Thái Tổ y aurait reçu une épée lui permettant de chasser l'envahisseur chinois de ses terres, avantt de rendre l'arme miraculeuse à une tortue dorée surgie des eaux. De nos jours, le lieu est autant un centre touristique qu'un lieu de rendez-vous pour les enfants des rues. Des mômes dépenaillés de 10 à 15 ans, certains plus jeunes, y traînent en quête de nourriture et d'une occupation. « Ce sont souvent des enfants qui ont quitté leur famille à la campagne, fuyant des abus domestiques ou une extrême misère. Ils viennent à la ville en quête d'un emploi et finissent à la rue où ils sont une cible facile pour les trafiquants », explique Do Duy Vi, travailleur social, codirecteur de l'ONG Blue Dragon et lui-même ancien enfant des rues. Fondée en 2003, l'organisation offre un abri et un suivi psychosocial et scolaire tout en luttant contre les réseaux de proxénétisme qui sévissent dans la ville. Au début des années 2010, Do Duy Vi passe ses journées et ses soirées dans les rues de Hanoï, à distribuer des repas, discuter avec les gamins qu'il croise, leur parlant de Blue Dragon, du soutien qu'ils pourraient y trouver. Les enfants se passent le mot (…) »
Retrouvez la suite de ce premier épisode de « la dernière cavale d’Olivier Larroque » sur lesjours.fr. D'autres épisodes seront publiés dans les semaines à venir… Pour en savoir plus sur le média « Les Jours », cliquez ici
Retrouvez prochainement les coulisses de l'enquête de la journaliste Lena Bjurström sur lepetitjournal.com Vietnam

