Édition internationale

Claire Guerin : « Être au service de tous, et non d’un camp »

Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste de l'Autriche. Claire Guerin se présente pour la liste DÉFENDRE, SOUTENIR ET ACCOMPAGNER LES FRANÇAIS D’AUTRICHE, DE SLOVAQUIE ET DE SLOVÉNIE - ASFE.

claire guerinclaire guerin
Écrit par Manal Oumaline
Publié le 15 mai 2026

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Je suis née et j'ai grandi à Paris. Après le bac, je suis partie vivre et poursuivre mes études en Angleterre, en Espagne et aux Etats-Unis, puis j'ai choisi de m'installer en Autriche il y a vingt ans, séduite par la qualité de vie, la vitalité culturelle et la position stratégique de Vienne au cœur de l'Europe diplomatique. Traductrice et interprète de conférence, je mets ma voix au service de la coopération, de la diplomatie et des droits humains, notamment au sein des Nations Unies. Passionnée par les échanges interculturels, je m'investis aussi dans la vie associative viennoise, convaincue que l'engagement local renforce le sentiment d’appartenance, la tolérance et la solidarité. C'est cette même conviction qui m'a conduite à
franchir le pas et à me présenter à ces élections : après vingt ans d'implication dans cette région, il m'a semblé naturel de mettre mon expérience au service de l'ensemble de la communauté française d'Autriche, de Slovaquie et de Slovénie.

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des
Français de l'étranger ?

C'est avant tout être un élu de proximité : un relais efficace entre les citoyens et les autorités. C'est être la voix des Français établis hors de France, représenter leurs intérêts, faire remonter leurs préoccupations — qu'elles soient administratives, éducatives, sociales, fiscales — et contribuer concrètement à améliorer leurs conditions de vie à l'étranger. Mais notre mission ne s'arrête pas à l'accompagnement individuel. Nous portons aussi des combats collectifs : faire évoluer les règles, corriger les inégalités, et défendre une représentation juste de celles et ceux qui vivent loin de la France.


Comment avez-vous constitué votre liste ?

J'ai fait appel à des femmes et des hommes compétents, engagés, non politisés, animés par une seule volonté : servir avec sérieux et bienveillance la communauté française. Sous l'égide de l'ASFE, seul parti des Français de l'étranger, nous avons fait le choix d'une équipe indépendante, au-delà de tout clivage gauche-droite. Notre force réside dans la complémentarité de nos parcours et de nos expertises : à mes côtés, Mathieu Nevoso apporte la science et l'industrie, Hélène Saurais la tech, l'environnement et l'innovation
à impact, Philippe Martin la gastronomie et le sport, Aurélie Wagner Pautrot l'éducation et le tissu associatif, Selim Mazari la musique et les arts, Delphine Vignaux-Hieke l'entrepreneuriat et le commerce extérieur. Quant à moi, j'y ajoute trente années d'expatriation et mon expérience de la diplomatie internationale. Des profils ancrés sur le terrain, qui connaissent les réalités parce qu'ils les vivent.

Pourquoi est-il important pour les Français de l'étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Parce que ces élections sont, paradoxalement, les plus proches du quotidien des Français de l'étranger, et pourtant les plus négligées. Les conseillers consulaires siègent au conseil consulaire, où se prennent des décisions très concrètes : attribution des bourses scolaires, aide sociale, fonctionnement du réseau d'enseignement français, soutien aux familles en difficulté. Ce sont des élus de proximité, accessibles, ancrés sur le terrain. Voter, c'est choisir celles et ceux qui porteront vos préoccupations là où
elles doivent être entendues : auprès du consulat, mais aussi du ministère, des parlementaires et des institutions. Et pour bien représenter les Français de l'étranger, nul besoin d'étiquette partisane : un étudiant, un chef d'entreprise, un retraité, un binational, une famille fraîchement expatriée — chacun mérite la même attention, sans distinction d'origine, de profession ou de sensibilité politique. C'est précisément ce qui fait la valeur d'un
engagement de terrain : être au service de tous, et non d'un camp.


Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Le plus grand défi tient à la diversité même de notre circonscription, qui couvre trois pays — l'Autriche, la Slovaquie et la Slovénie — avec une communauté française éclatée et inégalement répartie et des réalités administratives propres à chacun. L'enjeu principal est donc celui de la proximité : faire en sorte qu'aucun compatriote, où qu'il vive, ne se sente oublié, et puisse bénéficier d'un tissu associatif et consulaire solide qui
l'accompagne à chaque étape — de l'accueil à l'arrivée et l'intégration au quotidien, jusqu'au soutien de ses projets familiaux, scolaires et professionnels. Et au-delà, maintenir le lien avec la France, redonner du sens à la citoyenneté à distance, et faire en sorte que les décisions prises à Paris tiennent compte de la réalité de celles et ceux qui vivent loin du pays sans en être moins citoyens.

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