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POLITIQUE - Elections municipales et régionales.

Par Lepetitjournal.com Varsovie | Publié le 23/10/2018 à 00:00 | Mis à jour le 28/10/2018 à 09:00
Elections municipales et régionales en Pologne 2018

« Les villes disent « non » au PiS », « le PiS a gagné mais a perdu aussi », « Match nul avec un petit avantage pour l’opposition », « Victoire du PiS au goût amer d’échec », tels sont les titres des articles commentant le premier sondage sorti des urnes du 1er tour aux élections municipales et régionales. Le parti Droit et Justice (PiS) est crédité de 32,3% des voix dans les élections aux conseils régionaux, devant la Coalition Civique (alliance d’opposition de la Plateforme civique et de Nowoczesna) qui en recueille 24,7%, d'après ce sondage de l'institut Ipsos. Le parti paysan PSL se place en troisième position, avec 16,6% des voix, suivi de la formation anti-système Kukiz'15 et d'une coalition nationale d’indépendants, à égalité à 6,3%. La surprise vient de Varsovie où l’ancien député européen et ancien ministre Rafal Trzaskowski (PO) l’a emporté dès le premier tour avec 54,1%, des voix, distançant nettement son rival du PiS, le vice-ministre de la Justice Patryk Jaki, avec 30,9% de soutien. L'opposition s’est maintenue au pouvoir dans d’autres grandes villes, dont Lodz, Poznan et Lublin. La participation s’élèverait à environ 51% (41% il y a quatre ans). Tant le président du PiS Jaroslaw Kaczynski que celui de la Plateforme Civique Grzegorz Schetyna se sont réjouis de ce qu'ils ont tous deux présentés comme une victoire. Jaroslaw Kaczynski s’est félicité du « bon signe annonciateur pour les législatives », prévues dans un an, tout en appelant ses troupes « à travailler dur d’ici là ». Le Premier ministre, Mateusz Morawiecki, le visage de la campagne électorale du PiS, a appelé pour sa part « au travail et à l’humilité au service des Polonais ». Grzegorz Schetyna, lui, a vu dans le résultat de sa formation « un premier pas vers la victoire ». Pour le quotidien Gazeta Wyborcza, le résultat de la coalition de la Droite Unie est perçu comme un « carton jaune » sachant que celle-ci disposait du soutien  du gouvernement, des médias publics, du président, de la majorité parlementaire et de l’Eglise. Or le camp des forces démocratiques (Coalition Civique, le parti agrarien PSL, et l’Alliance démocratique), dépourvu de cet arsenal, a réussi un très bon score (47%). Le journal souligne la victoire et l’excellent score du PSL qui a dû faire face à une campagne très agressive du PiS en province. Le sociologue Jaroslaw Flis, considère que ces élections constituent « une douche froide pour ceux qui pensaient que la Pologne est complètement contrôlée par le PiS » alors que le politologue de l’Université de Silésie, Marek Migalski, pense comme Grzegorz Schetyna que « la marche au pouvoir du PiS est stoppée ». Enfin, un commentateur de Rzeczpospolita, évoque la victoire à la Pyrrhus du PiS qui a certes gagné dans les diétines mais avec un score beaucoup plus faible par rapport à son score aux élections parlementaires de 2015. Il évoque également l’impossibilité du parti au pouvoir de briser dans l’avenir le plafond de verre de 50% de soutien, tant espéré par le parti, alors que celui possède toutes les cartes en main. 

 

 

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