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OBSEQUES DU MAIRE DE GDANSK – La Pologne fait ses adieux

Par Lepetitjournal.com Varsovie | Publié le 22/01/2019 à 00:00 | Mis à jour le 22/01/2019 à 00:00
Paweł_Adamowicz_(2016)

Tous les principaux quotidiens polonais consacrent la majorité de leurs pages et de leurs suppléments aux obsèques de Paweł Adamowicz, le défunt maire de Gdańsk, qui ont eu lieu le week-end dernier, ainsi qu’à ses 20 ans de travail et à ses actions menées avec grand succès pour les collectivités de Poméranie et la ville de Gdańsk. Rzeczpospolita indique que près de 45 000 personnes sont venues à Gdansk pour rendre leurs derniers adieux à Pawel Adamowicz. 

 

Dans la basilique, plus de 3 000 personnes se sont rassemblées, dont le Président Andrzej Duda, le Premier ministre Mateusz Morawiecki, les anciens présidents polonais, Lech Wałęsa, Bronisław Komorowski, Aleksander Kwaśniewski et Donald Tusk, président du Conseil européen. Etaient présents également des hommes politiques de tous bords, y compris du parti Droit et Justice. En revanche, le quotidien remarque l’absence du leader du PiS, Jarosław Kaczyński.

 

La cérémonie funéraire, très émouvante, a été célébrée par l’archevêque Sławoj Leszek Głódź qui a appelé lors de son homélie « à éliminer définitivement de notre vie politique, et même davantage, de notre espace public, le langage de mépris, d'humiliation, de dénigrement, de refus du respect et de la dignité à nos proches, parfois à nos anciens amis ». Pour sa part, le père dominicain Ludwik Wiśniewski, applaudi par les participants de la cérémonie funéraire,  a déclaré avec une forte émotion qu’ « il faut arrêter avec le discours haineux, le mépris et les accusations infondées. Nous ne serons plus indifférents au poison de la haine qui se propage dans les rues, les médias, sur Internet, dans les écoles, au Parlement ainsi qu’à l’église ». L’épouse du maire défunt, Magdalena Adamowicz, a souligné qu’« aujourd’hui, nous avons besoin de silence mais cela ne peut pas signifier le mutisme car se taire mènerait à l’indifférence ».

 

Le rédacteur en chef de Reczpospolita écrit que la guerre polono-polonaise a été temporairement suspendue lors de la période des funérailles et « puisque nous n’avons pas de problèmes avec l’identification du discours de haine, il nous reste juste à trouver les bons instruments et de la détermination afin de lutter contre elle ». 

 

Lundi, le Premier ministre, Mateusz Morawiecki, a demandé de « s’opposer à toute agression sur Internet, dans le débat public, dans les rues, dans les médias et dans les différents lieux. Nous devons enfin savoir prendre notre responsabilité, une plus grande responsabilité pour nos paroles, nos actions et nos gestes »

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