Édition internationale

BIRMANIE - Le Japon prêt à effacer une dette de 2,8 milliards d'euros

Écrit par Lepetitjournal Tokyo
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018
Le Japon est prêt à effacer une dette de quelque 300 milliards de yens (2,8 milliards d'euros) due par la Birmanie, et prévoit de réactiver l'aide à ce pays un temps mis au ban de la communauté internationale, selon un journal nippon. Le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, devrait annoncer l'abandon de cette créance au cours d'une rencontre prévue samedi à Tokyo avec le président birman Sein Thein, a affirmé l'édition de jeudi soir de l'Asahi Shimbun. "Après le renoncement à ce montant, le Japon envisage d'accorder de nouveau des prêts à la Birmanie, pour la première fois en 25 ans", a précisé le quotidien.Thein Sein est attendu au Japon du 20 au 24 avril. Ce sera le premier chef d'Etat de Birmanie à effectuer ce voyage en 28 ans, alors que ce pays, en pleine transformation après des décennies d'autoritarisme, fait progressivement son retour sur la scène internationale. Preuve de la transition en cours, l'opposante Aung San Suu Kyi a été élue au Parlement et est revenue dans le jeu politique légal après 15 ans de résidence surveillée. Dans un premier temps, le Japon devrait annoncer qu'il renonce à 127,4 milliards de yens, une modalité déjà prévue mais qui avait été suspendue à cause du comportement du régime militaire birman. Les 176,1 milliards de yens restants, intérêts et pénalités de retard compris, seront effacés à condition que le processus de démocratisation se poursuive, a détaillé le journal. Un fonctionnaire de ministère japonais des Affaires étrangères a refusé de confirmer les assertions de l'Asahi, mais a déclaré: "il est vrai que les deux pays travaillent sur la question de la dette ainsi que sur des plans pour ouvrir la voie à la reprise d'aide au développement de la part du Japon". Les nations occidentales préparent aussi une levée des sanctions pesant sur ce pays afin de soutenir les réformes engagées. Le Japon, lui, avait maintenu des liens commerciaux et le dialogue avec l'Etat birman même durant les années d'isolement, arguant qu'une ligne trop dure vis-à-vis de la junte alors au pouvoir risquait de trop rapprocher la Birmanie de la Chine, son principal soutien politique et partenaire commercial.
(http://www.lepetitjournal.com/tokyo.html avec AFP) vendredi 20 avril 2012

logofbtokyo
Publié le 19 avril 2012, mis à jour le 5 janvier 2018
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