Édition internationale

YASUKUNI - Un ministre visite le sanctuaire pour l'anniversaire de la capitulation

Écrit par Lepetitjournal Tokyo
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 6 janvier 2018

 

Un ministre japonais s'est rendu jeudi, jour anniversaire de la capitulation du pays en 1945, au sanctuaire Yasukuni considéré par les voisins du Japon comme le symbole de son passé militariste

Yoshitaka Shindo, ministre des Affaires intérieures et des communications du gouvernement de droite de Shinzo Abe, a prié dans ce lieu de culte shintoïste controversé, 68 ans après la défaite japonaise à la Seconde guerre mondiale. "Je suis venu ici en mon âme et conscience", a expliqué M. Shindo à la presse en sortant du sanctuaire. La presse nippone et des sources de l'AFP ont affirmé ces derniers jours que le Premier ministre ne comptait pas s'y rendre en personne.

Shinzo Abe ne devrait pas se rendre à Yasukuni
La retenue de M. Abe, considéré comme un "faucon", traduit une volonté de ne pas envenimer davantage les relations du Japon avec ses voisins, particulièrement la Chine avec laquelle la tension est montée depuis l'an passé à cause d'un conflit territorial. D'après la presse, ni le Premier ministre adjoint, Taro Aso, ni le ministre des Affaires étrangères, Fumio Kishida, ne devraient non plus se rendre sur place. La visite de M. Shindo pourrait néanmoins provoquer l'agacement de la Chine et de la Corée du Sud, habituellement critiques des visites de responsables gouvernementaux nippons dans ce lieu de culte. Situé au coeur de Tokyo, le sanctuaire Yasukuni rend hommage aux quelque 2,5 millions de soldats tombés pour le Japon lors des guerres modernes. Sa réputation sulfureuse vient de l'ajout des noms de 14 criminels de guerre, condamnés par les Alliés après la Seconde guerre mondiale, qui ont été inscrits en 1978 en plus des autres âmes honorées. Parmi ceux-ci figure celui du général Hideki Tojo, Premier ministre du Japon lors de l'attaque sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941 qui précipita l'entrée en guerre des Etats-Unis. M. Abe avait déclaré par avance qu'il n'empêcherait pas à ses ministres de se rendre au sanctuaire. "Il est naturel pour un dirigeant japonais de prier pour ceux qui ont sacrifié leur vie pour leur pays, à l'instar de ce que font les dirigeants des autres pays du monde", avait-il expliqué. Les relations du Japon avec ses voisins restent marquées par le souvenir des atrocités commises par les troupes impériales pendant la colonisation de la péninsule coréenne (1910-1945) et lors de l'occupation partielle de la Chine (1931-1945).
(http://www.lepetitjournal.com/tokyo avec AFP) jeudi 15 août 2013

logofbtokyo
Publié le 14 août 2013, mis à jour le 6 janvier 2018
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