Édition internationale

JAPONAIS ENLEVES - Shinzo Abe veut parler avec la Corée du Nord

Écrit par Lepetitjournal Tokyo
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

 

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a déclaré dimanche vouloir poursuivre le dialogue avec la Corée du Nord à propos des civils nippons kidnappés par Pyongyang dans les années 1970 et 80, après la visite, controversée, d'un de ses conseillers au Nord

En mai 2004, la Corée du Nord avait autorisé cinq enfants issus de deux couples nippons kidnappés à retrouver leurs familles et parents, qui étaient retournés au Japon un an et demi auparavant (photo DR)

"Je veux continuer les négociations ou le dialogue" avec la Corée du Nord, a-t-il déclaré à Fukuoka, selon les médias japonais. "Je vais réellement essayer d'obtenir le retour à la maison de toutes les victimes enlevées, chercher la vérité derrière chaque cas et réclamer la remise des kidnappeurs". Le Japon va aussi continuer de privilégier "une solution globale" sur la question des enlèvements, qui n'ignorera pas les autres questions des ambitions nucléaires et balistiques de la Corée du Nord, a ajouté le Premier ministre. Il tentait ainsi de ne pas froisser ses alliés, la Corée du Sud et les Etats-Unis, irrités par la visite surprise cette semaine du conseiller Isao Iijima en Corée du Nord.

Un geste affaiblissant le front uni pour Séoul
Séoul l'a qualifiée d'"inutile" et estimé que ce geste affaiblissait le front uni qu'il est, selon elle, nécessaire d'afficher face à Pyongyang. Côté américain, "nous savions que la Corée du Nord modifierait sa stratégie vers une amorce de dialogue (avec un des alliés) pour nous diviser et exploiter les différences dans nos intérêts nationonaux", a déclaré samedi Glyn Davies, le représentant américain dans le dossier nord-coréen, en visite à Tokyo. Mais il s'est dit confiant dans le fait que le Japon était parfaitement conscient des difficultés et des pièges que présente un face-à-face avec le Nord. Peu avant les déclarations du Premier ministre, un ministre du gouvernement a indiqué que la visite du conseiller avait trait à une affaire qui relevait seulement du Japon. "Le Japon a une affaire extrêmement importante (à régler), qui ne relève pas de l'intérêt des autres pays", avait déclaré dimanche Akira Amari, ministre de la Relance économique, lors d'un entretien à la télévision NHK. "C'est un domaine sur lequel le Japon doit pouvoir agir de sa propre initiative". Certains Japonais enlevés par les services secrets nord-coréens pour former leurs espions ont été autorisés à regagner le Japon après la visite à Pyongyang en 2002 du Premier ministre japonais de l'époque, Junichiro Koizumi - visite organisée en partie par M. Iijima et à laquelle il participait. La Corée du Nord a en effet admis en 2002 avoir kidnappé des civils japonais mais indique que ceux qui ne sont pas rentrés au Japon sont morts, une affirmation que réfute Tokyo et qui empoisonne les relations entre les deux voisins.
(http://www.lepetitjournal.com/tokyo.html avec AFP) lundi 20 mai 2013

logofbtokyo
Publié le 19 mai 2013, mis à jour le 5 janvier 2018
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