Édition internationale

JAPAN POST - Pour imprimer leurs timbres, les Japonais font appel à La Poste

Écrit par Lepetitjournal Tokyo
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 6 janvier 2018

Phil@poste, l'entité française de la poste chargée de l'impression des timbres compte aussi comme client Japan Post. Depuis qu'ils ont remporté leur premier appel d'offres, Phil@poste a déjà produit plus de 50 millions de timbres pour le compte de son homologue japonais

A l'occasion du 60ème anniversaire de la loi d'autonomie locale, en 1947, le gouvernement japonais avait demandé à la Japan Post de produire une série de timbres célébrant, pour chacune, l'une de ses 47 préfectures de l'archipel. Mardi dernier, le dernier modèle de timbre, consacré à la préfecture de Tokyo, a été mis en vente dans les postes japonaises. Bien que le design ait été imaginé par un Japonais, Akira Tamaki, celui-ci a confié l'impression du timbre à La Poste, à travers son entité chargée de l'impression des timbres-poste, Phil@poste. C'est n'est pas la première, mais la sixième fois que Phil@poste remporte un appel d'offres de la Japan Post. Pour célébrer la poursuite de cette collaboration, l'ambassadeur Thierry Dana a prêté sa résidence à Tokyo où les deux services postiers ont été conviés le vendredi 10 juin. Entre la côté rural et l'affection pour les chemins de fer, l'ambassadeur place les timbres comme autre point commun qui explique la grande affinité que partage l'un envers l'autre, la France et le Japon. "Malgré la dématérialisation des communications, nous restons deux pays fondamentalement attachés à la lettre", a-t-il ajouté.

Bien que le partenariat dure depuis deux années, la Poste n'est référencée au Japon que sur l'une des 4 techniques d'impression, l'offset. Leur spécialité, la technique de ?la taille douce?, qui permet de créer du relief, n'a pas encore convaincu les postiers japonais qui se montrent ?exigeants?. ?La ?taille douce?, c'est la technique la plus noble, la plus compliquée et la plus ancienne?, assure Gilles Livchitz, directeur de Phil@poste. ?Il peut y avoir par exemple des micro-éclaboussures sur le timbre, mais ils [les Japonais] n'arrivent encore pas à comprendre que les micro-éclaboussures, ça fait partie de la technique?, poursuit-il. Des différences de culture sur lesquels les deux Postes n'ont pas encore trouvé de terrain d'entente. Mais le directeur français sait apprécier les bons côtés de la rigueur japonaise: ?Maintenant, quand on dit dans le reste du monde qu'on est référencé par la poste japonaise, c'est LA référence?, s'exclame-t-il avec enthousiasme. Être référencée par le Japon apporte donc un gage de qualité à l'entreprise française et lui assure que les portes du marché international lui reste ouvertes.  Ce partenariat avec le Japon représente une bonne nouvelle pour l'entreprise française.  Avec le nombre déclinant de philatélistes, nom donné aux collectionneurs de timbres, l'entreprise française se doit de trouver de nouveaux clients pour maintenir son chiffre d'affaires. Le référencement de Phil@poste par la Japan Post assure non seulement au directeur la possibilité de conserver l'emploi de ses 2 maitres-graveurs et 65 maitres-imprimeurs, mais aussi d'anticiper les recrutements, la formation à ce métier pouvant durer entre 4 et 10 ans.
Océane Cornevin (http://www.lepetitjournal.com/tokyo) mardi 15 juin 2016

logofbtokyo
Publié le 13 juin 2016, mis à jour le 6 janvier 2018
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos