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ETUDE - Taux de fécondité au plus haut depuis 16 ans, mais baisse des naissances

Écrit par Lepetitjournal Tokyo
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 6 janvier 2018

Alors que la population décroît toujours, le taux de fécondité au Japon a atteint en 2012 son plus haut niveau depuis 16 ans, avec 1,41 enfant par femme, selon une étude du gouvernement dévoilée mercredi

Le taux de fécondité par femme au Japon a atteint 1,41 enfant en 2012, soit 0,02 point de plus que l'année précédente, selon une étude du gouvernement révélée mercredi. Le plus faible taux de fécondité avait été enregistré en 2005 avec 1,29 enfant par femme. Il n'avait pas dépassé 1,40 depuis l'année 1996. En 2012, c'est toujours à Tokyo que l'indice est le plus bas, à 1,09 en 2012 et à Okinawa qu'il est le plus élevé, à 1,90.

Le paradoxe japonais
En dépit d'un taux de fécondité en hausse, l'enquête du gouvernement révèle aussi que le nombre de naissances est à son niveau le plus bas, atteignant seulement 1.037.101 accouchements en 2012. Un paradoxe qui peut s'expliquer par le vieillissement de la population japonaise. Les femmes dans la vingtaine et la trentaine, tranches d'âge de l'enfantement, sont de moins en moins nombreuses sur l'archipel. Cela résulte logiquement en une baisse des naissances. Les statistiques montrent de surcroît une élévation de l'âge moyen des mères lors de la naissance des bébés, les femmes nippones se mariant de plus en plus tard et enfantant pour la première fois à un âge de plus en plus avancé, ce qui limite le nombre de grossesses possibles. En 2012, l'âge moyen de la mère pour le premier bébé était ainsi de 30,3 ans contre 30,1 ans en 2011. Si le taux de fécondité augmente, c'est aussi le fait du vieillissement de la population. Les personnes âgées, plus nombreuses, ont déjà des enfants (déjà adultes pour la plupart), ce qui fait augmenter le taux de fécondité brut.

Une population qui décroît toujours
Le nombre de décès continue par ailleurs d'excéder celui des naissances, avec 1.256.254 morts en 2012. Le Japon perd environ 200.000 personnes par an, un chiffre qui semble s'être stabilisé depuis quelques années. La première cause de mortalité est le cancer (360.790 décès), suivie par les arrêts cardiaques (198.622), les pneumonies (123.818) et les accidents vasculaires cérébraux (121.505). Autre paradoxe, le vieillissement d'une population qui décroît et le faible nombre de naissances n'empêchent pas les Japonais d'être toujours plus nombreux à se marier. En 2012, le gouvernement a recensé 668.788 mariages, soit presque 7.000 de plus qu'en 2011. De plus, il y a eu 235.394 divorces l'année dernière, soit 325 de moins que l'année précédente. Avec une croissance démographique négative de 0,08 %, le Japon est l'un des pays ou le vieillissement de la population se fait le plus ressentir. Parmi les autres pays à croissance démographique négative, on retrouve l'Allemagne, la Russie, la plupart des pays d'Europe de l'Est ou encore l'Afrique du Sud.
D.C (http://www.lepetitjournal.com/tokyo avec AFP) vendredi 7 juin 2013

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Publié le 6 juin 2013, mis à jour le 6 janvier 2018
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