

La saison d'ascension du mont Fuji vient d'ouvrir mardi matin, avec une centaine de grimpeurs venus assister au lever de soleil à 4h40. Les sentiers du côté de Yamanashi sont les premiers à avoir été ouverts, tandis que ceux du côté de la préfecture de Shizuoka seront accessibles à partir de jeudi 10 juillet
Près de 300.000 personnes sont attendues les deux prochains mois, en raison notamment de l'inscription l'an dernier de la mythique montagne sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Afin d'aider à préserver l'environnement, une participation de 1.000 yens sera demandée aux grimpeurs, sur la base du volontariat.
Le toit du Japon est officiellement accessible aux visiteurs dans la période de juillet à août chaque année. Le volcan sacré, dont l'accès n'est autorisé aux femmes que depuis 1868, devrait attirer cette année quelque 320.000 grimpeurs durant la haute saison, dont environ un tiers d'étrangers. S'il est possible de faire l'ascension en basse saison, la météo est imprévisible même les plus beaux jours, et cela peut s'avérer dangereux en hiver quand le Mont est recouvert de neige.
Les 4 sentiers vers le sommet
Il existe quatre voies principales pour accéder au sommet, chacune pouvant être démarrée à sa 5e station, la 10e étant le sommet. Suivant le rythme de chacun et le chemin emprunté, comptez entre 4h et 8h pour l'ascension et entre 2h et 4h pour la descente, qui se révèle rude pour les genoux.
- Le sentier le plus populaire et le plus accessible est celui de Kawaguchi-ko, au nord, dont la 5e station se trouve à 2.305 mètres d'altitude. La "tradition" veut que l'ascension s'y fasse de nuit (ou en fin d'après-midi avec nuit en refuge) pour pouvoir admirer le soleil se lever (entre 4h30 et 5h du matin) depuis le sommet de la montagne.
- A l'est se trouve le sentier de Subashiri, moins facile d'accès mais aussi plus calme et moins fréquenté. Sa 5e station se trouve à 1.980 mètres d'altitude.
- Au sud-est, le sentier de Gotemba est réputé comme le plus beau mais aussi le plus difficile chemin. Avec sa 5e station à 1.440 mètres et ses 8 heures de montée, parfois abruptes, Gotemba décourage plus d'un grimpeur malgré la beauté de sa nature.
- Au sud se trouve la route de Fujinomiya-Mishima, réputée pour être la plus facile avec sa 5e station à 2.380 mètres d'altitude. Elle n'est pas commode d'accès depuis Tokyo mais reste pratique pour les visiteurs arrivant depuis le Kansai. Elle est accessible par bus depuis les stations de Shin Fuji et Mishima.
Depuis Tokyo
Il y a trois moyens principaux de rejoindre les flancs du mont Fuji. Par voiture, par bus et par train. Si vous possédez votre propre voiture, vous pouvez vous rendre directement aux 5èmes stations (2h30 de route), il y a des parking, mais ils sont souvent pleins en haute saison. Tâchez d'arriver tôt.
En train, on ne peut pas rejoindre directement les 5èmes stations. La ligne JR Chuo vous emmènera de Shinjuku à Kawaguchiko (via Otsuki), d'où vous pourrez prendre un bus jusqu' à la 5e station de Kawaguchiko. La ligne Odakyu va de Shinjuku à Gotemba (via Shin-Matsuda) , de là, un bus est prévu pour les stations de Subashiri et Gotemba.
Pour Fujinomiya, il faut prendre le Shinkansen Tokaido jusqu'à Fuji ou Mishima, puis prendre un bus jusqu'à la 5e station.
Le bus direct, accessible durant la haute saison semble néanmoins être le plus efficace. A partir du 1er juillet, des bus partent plusieurs fois par jour de la gare routière de Shinjuku-ouest vers la 5e station de Kawaguchiko.
Infos bus : http://www.japan-guide.com/bus/fuji.html
Météo
Le temps sur le mont Fuji est imprévisible et peut passer d'un soleil éclatant à de fortes pluies en un rien de temps. Ainsi, il est nécessaire de bien se renseigner sur la météo attendue avant le départ. Si besoin, il est possible d'obtenir des informations en anglais de l'office du tourisme (0555 /24-1236). D'autre part, outre l'eau et la nourriture qu'il vaut mieux apporter soi-même et en bonnes quantités, un certain nombre d'accessoires indispensables sont à préparer avant de s'engager vers la montagne en plus de quelques petites choses à savoirs.
L'équipement adéquat
Quelle que soit l'heure à laquelle vous débuterez votre ascension, la nuit vous croisera en chemin et dans ce cas les lampes et/ou torches frontales sont indispensables. Les bâtons de randonneur sont également d'un grand soutien. Un ou deux, à chacun de voir, en considérant bien que l'enthousiasme du début de la course s'atténue en même temps que l'on avance, tandis que la fatigue risque de prendre le dessus si l'on est mal préparé. Par ailleurs, il ne faut pas se laisser impressionner par le soleil et les températures élevées du centre de Tokyo, et il est indispensable de prévoir des vêtements plus chauds dans un sac à dos (pull, manteau d'hiver, gants...). La température moyenne au sommet est de 4,8°C en juillet et 5,8°C en août et de soudaines chutes de neige peuvent encore se produire l'été. Mais ce n'est pas tout, des pluies sont régulières dans cet endroit qui côtoie les nuages, ainsi il ne faut pas non plus oublier sa tenue imperméable.
Avec des enfants ?
Bien que l'ascension leur soit accessible et permise, il est plus sage de faire garder les enfants avant de s'embarquer dans l'aventure. Bien que relativement facile et accessible à tous, l'ascension du toit du Japon peut parfois se révéler être un exercice éprouvant. Même en effectuant des pauses régulières - inévitables -, les enfants le vivent souvent moins bien que les adultes. Par ailleurs, il est conseillé de ne pas sortir des chemins balisés. Les refuges de montagne sont, quant à eux, très demandés et nécessitent une réservation plusieurs mois à l'avance. Pour finir, comme le dit le fameux adage japonais: "Celui qui gravit le mont Fuji une fois est un sage, celui qui le fait deux fois est un fou". Avis aux plus audacieux.
D.C. et K. W. (http://www.lepetitjournal.com/tokyo) jeudi 3 juillet 2014









