Édition internationale

-Prix du Rayonnement Scientifique : Mme Supreeya Kaewla-iad

Diplômée de l’université de Toulouse 1 Capitole, Supreeya Kaewla-iad est aujourd’hui doyenne de la faculté de droit de l’université Thammasat. Elle y œuvre sans relâche à la présence de la France.

Supreeya Kaewla-iadSupreeya Kaewla-iad
Écrit par Franck STEPLER
Publié le 6 mars 2026


 

Nous poursuivons nos rencontres avec les lauréats du Grand Prix du Rayonnement Français.

 

Née à Bangkok, licenciée en droit international à l’université Thammasat de Bangkok, Supreeya Kaewla-iad y devient rapidement maître de conférence. Quelque temps plus tard, elle obtient une bourse du gouvernement français pour venir étudier dans le pays. « Je ne parlais pas français, juste un peu anglais, se souvient-elle. Je pensais donc plutôt aller compléter ma formation en Angleterre. Mais mes enseignants m’ont expliqué que le droit thaïlandais était plus proche des droits allemand et français. »

 

Deux DEA et un doctorat à Toulouse

 

Ce sera donc la France. Mais où ? Ses enseignants, encore eux, lui ont  conseillé Toulouse. Ce sera donc Toulouse, après un an à étudier le français au Cavilam de Vichy. Au total, elle aura passé six ans et demi en France, le temps d’obtenir un DEA en droit public puis un autre en finances publiques et, pour finir, de soutenir une thèse de droit comparé entre la France et la Thaïlande.

En 2010, retour en Thaïlande. Supreeya Kaewla-iad devient enseignante en droit des finances publiques, en droits fondamentaux, en introduction au système juridique francais et en terminologie juridique française.

 

Je pousse mes enseignants en France plutôt qu’aux États-Unis

 

« Mes années en France ont été importantes sur le plan académique mais aussi personnel, reconnaît-elle. Elles m’ont ouvert beaucoup d’opportunités. C’est grâce à la France je suis aujourd’hui Doyenne de la faculté de droit de Thammasat. » Madame la doyenne a choisi d’élargir la coopération entre l’université dont elle est également vice-présidente et ses homologues françaises. « Je pousse mes enseignants à aller compléter leur formation en France plutôt qu’aux États-Unis. Nous accueillons également des étudiants français chez nous, notamment sur le campus de Lampang. Trois étudiants de Bordeaux sont avec nous en ce moment. Il en viendra bientôt d’Aix-Marseille. Nous avons plusieurs accords avec ces universités et avec Lyon 3 également. »

 

Continuer à faire rayonner la France en Thaïlande

 

Pour Supreeya Kaewla-iad, ce Prix du Rayonnement Scientifique est à la fois « une surprise et une fierté. J’en suis très honorée et très contente. Je remercie la France pour la bourse qu’elle m’a accordée à mes débuts, pour les opportunités qui m’ont été offertes et aujourd’hui pour ce prix. Ce n’est pas seulement une reconnaissance mais aussi un engagement, celui de continuer à contribuer à la diffusion de la culture française en Thaïlande. »

Continuer, c’est organiser des cours de français pour les étudiants en droit, grâce au concours des professeurs de la faculté de lettres de Thammasat.

Continuer, c’est aussi organiser un colloque les 9 et 10 juin prochains, dans le cadre du Centre d’études de droit francais (cedf) de Thammasat, dans le cadre des célébrations du 170e anniversaire des relations entre nos deux pays.

À n’en pas douter, Supreeya Kaewla-iad va continuer à faire rayonner la France en Thaïlande.

 

Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos