Alors que la Suède s’apprête à durcir ses conditions salariales pour les permis de travail, le gouvernement prépare en parallèle une liste d’exceptions pour certains métiers en pénurie.


Un permis de travail en Suède exige depuis juin 2025 un salaire équivalent à 80 % du salaire médian. À partir de juin 2026, ce seuil passera à 90 %, soit environ 33 000 couronnes par mois. Un niveau difficile à atteindre pour de nombreux métiers pourtant essentiels à l’économie. La réforme prévoit donc un durcissement général des conditions salariales, assorti d’exceptions pour environ 150 métiers jugés prioritaires.
Pourquoi des exceptions ?
Face à la pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs, le gouvernement a chargé l’Agence suédoise des migrations, Migrationsverket, en lien avec l’Agence pour l’emploi, d’identifier les professions qui pourraient être exemptées de cette exigence salariale élevée. L’objectif est d’éviter que la réforme ne bloque les recrutements dans des secteurs clés.
Quels métiers pourraient être concernés ?
Une liste provisoire évoque environ 150 professions, notamment dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la construction et certains métiers techniques. Cette liste n’est toutefois pas encore officielle et doit encore être intégrée à la législation finale, prévue pour juin 2026. Pour les candidats internationaux et les recruteurs français à Stockholm, vérifier si un métier figure parmi les exceptions pourrait devenir décisif pour obtenir ou proposer un permis de travail.
Vous êtes probablement concerné par les exceptions aux nouveaux permis de travail si :
- Vous travaillez (ou recrutez) dans un secteur en pénurie en Suède
- Le salaire proposé est inférieur à 90 % du salaire médian
- Vous êtes jeune diplômé ou en début de carrière
- Vous dépendez d’un permis de travail pour rester en Suède


















