Les premiers dépouillements officiels, publiés dimanche soir, montrent une course très serrée entre le bloc de gauche emmené par les Sociaux-démocrates et la coalition de droite sortante incluant les Démocrates de Suède (SD).
Contexte du scrutin en Suède
Les Suédois étaient appelés aux urnes ce dimanche 13 septembre 2026 pour des élections législatives, municipales et régionales, dans un contexte politique très tendu et un résultat annoncé comme « très incertain ». Le Premier ministre conservateur Ulf Kristersson (Modérés) briguait un nouveau mandat face à l’ancienne Première ministre sociale-démocrate Magdalena Andersson, dans une campagne marquée par les thèmes du pouvoir d’achat, de l’école et de la santé, qui ont supplanté en fin de campagne les sujets immigration, insécurité portés par la droite et l’extrême droite.
Premiers résultats officiels (décompte partiel)
À 23 h 22, l’Autorité électorale suédoise avait intégré les résultats de 5145 districts sur 6 626, soit environ 72% du total avec pour résultats :
• Sociaux-démocrates (S) : 27,9% – premiers en nombre de voix.
• Modérés (M) : 19,8%
• Démocrates de Suède (SD) : 17,71%.
• Gauche (V) : 8,1%.
• Parti du Centre (C) : 7,1%
• Démocrates-chrétiens (KD) : 6,2%
• Les Verts (MP) : 6,1%.
• Libéraux (L) : 5,4%.
Sur la base de ces districts, le bloc de gauche (S + C + V + MP) totalisait environ 49,20% des voix contre 49,11% pour le bloc de droite (M + SD + KD + L).
Sondages à la fermeture des urnes : une légère avance pour la gauche
Deux grands sondages à la sortie des urnes, diffusés à 20 h (fermeture des bureaux), pointent vers un changement de majorité au profit du bloc soutenant Magdalena Andersson.
•SVT/Valu et TV4/Novus estiment le bloc S + V + MP + C à 51,3% des voix.
•Les Sociaux-démocrates seraient la première force avec 28,4% dans les deux sondages.
•Les Démocrates de Suède reculeraient par rapport à 2022, autour de 17–18,5%, tandis que les Modérés se situeraient entre 17,5 et 18,1%.
Ces estimations ne sont pas des résultats dépouillés, mais elles indiquent une tendance : une possible alternance au profit de la gauche, avec cependant la question cruciale de la capacité à former un gouvernement stable.
Même si les sondages de sortie des urnes donnent une légère avance au bloc de gauche, la formation d’un gouvernement reste incertaine, tant les équilibres sont fins et les marges de manœuvre étroites au Riksdag. L’enjeu principal pour la gauche, en cas de confirmation de cette avance, sera de parvenir à s’unir autour d’un programme et d’une répartition des portefeuilles.
Les résultats définitifs, district par district, seront connus dans les heures et jours suivants, avec un décompte complet qui pourrait s’étaler jusqu’à mercredi 14–jeudi 15 septembre, comme lors des scrutins très serrés précédents.
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