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INSTITUT SUÉDOIS – Un petit coin de Suède à Paris

Par Lepetitjournal Stockholm | Publié le 29/03/2016 à 21:30 | Mis à jour le 19/05/2016 à 13:15

Au 11 rue Payenne, derrière une grande porte cochère bleue, se cache un petit coin de Suède, à l'écart de l'agitation de la capitale : l'Institut suédois et son chaleureux café, unique antenne de la maison mère en dehors de Suède. Premier épisode d'une série sur cette institution phare de la vie culturelle parisienne.

On y vient pour les conversations et l'odeur du café qui flottent dans l'air. Pour un déjeuner sur le pouce après une session shopping dans le Marais. Pour une pause fika dans la cour pavée aux beaux jours. On vient au Café suédois pour plein de raisons, mais toujours avec le sourire, dans un esprit convivial et bon vivant. Au menu, smörgåsar (à mi-chemin entre le sandwich et la tartine garnie), kanelbullar, et une variété de gâteaux et de tartes. Tout est «?fait maison?» et on peut même s'essayer à la cuisine suédoise chez soi grâce au livre de recettes en vente sur place.

Une offre culturelle riche

Mais l'Institut suédois (IS), c'est avant tout un centre culturel avec une programmation éclectique. Niché au c?ur de l'Hôtel de Marle, un magnifique hôtel particulier du XVIe siècle acheté par l'État suédois en 1965 et entièrement rénové, l'IS organise des expositions, des rencontres littéraires, des concerts, et des projections. Sans oublier des cours de suédois et un atelier de traduction (dont nous parlerons prochainement)?! Au premier étage, on peut admirer l'exposition permanente dont l'accrochage, réalisé en mars 2010, présente la collection de l'Institut Tessin. On y trouve notamment des ?uvres de Gustaf Lundberg, d'Alexander Roslin, d'Adolf Ulrik Wertmüller et de Louis-Jean Desprez. L'ensemble illustre les relations artistiques franco-suédoises de la période allant du XVIIe au XXe siècle.

Galvanisé par une période relativement fertile en termes de production artistique, mais aussi par l'intérêt du public français pour la Scandinavie, l'Institut suédois conçoit sa programmation en prenant le pouls des tendances. Un exercice d'équilibriste entre ce qui marche en Suède et les appétences du public français, dans une année également rythmée par les temps forts du calendrier suédois (Midsommar, Lucia?). Littérature, mode, design, cinéma et art contemporain : autant de domaines de spécialité sur lesquels se penche une équipe bilingue qui effectue une sélection annuelle de projets sur dossier. L'objectif ? « S'adresser au public français en priorité », explique Maud Jaderholm, attachée de presse de l'IS. « Ensuite, nous voulons toucher toute personne venant à Paris ou y résidant. L'idée est de diffuser la culture suédoise en France et de nouer des liens forts entre les deux pays ».

Au-delà de la programmation

Dans cette visée, l'Institut suédois construit aussi sa programmation autour des grandes thématiques qui touchent la France et la Suède, à l'image des bouleversements climatiques.  Mais pour l'équipe, il ne s'agit pas seulement de montrer et d'expliquer : il faut donner l'exemple. « À l'occasion de la COP21, l'Institut a organisé une saison autour du développement durable. À la fin de notre exposition Grön Attitude, nous avons décidé de signer une charte pour réguler notre façon de traiter les déchets et nous assurer que le tri sélectif est respecté ». En préparation de l'exposition sur le féminisme qui investira l'Institut en mai prochain, les employés travaillent actuellement à l'élaboration d'une charte égalitaire. « On ne veut pas s'arrêter à la com', mais ancrer les principes que l'on défend ». 

Informations pratiques

Où : Institut suédois, 11 rue Payenne, 75003 Paris

Horaires d'ouverture : Ouvert du mardi au dimanche de 12 h à 18 h

L'accès à toutes les manifestations est gratuit, sauf mention contraire.

Site internet 

Le deuxième épisode de notre série sera publié fin avril 2016.

 

Crédits photos : respectivement Nils Boldt, Laura Pertuy et Institut suédois (Facebook) 

Catherine DERIEUX et Laura PERTUY lepetitjournal.com/stockholm Mercredi 30 mars 2016

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