Troisième personnalité de notre série consacrée aux francophones en Chine, l'Ivoirienne Laurence Kpan étudie le mandarin, depuis novembre 2010, à Shanghai. Une ténacité qui porte aujourd'hui ses fruits.
Laurence à Xujiahui, Shanghai (photo BG)
Novembre 2010 : Laurence Kpan quitte sa Côte d'Ivoire natale pour rejoindre son ami à Shanghai. Autre continent, autre culture, autre climat? Le dépaysement est total. Et les premiers temps, difficiles. "Je suis même tombée malade à cause du froid", se rappelle la jeune femme, toujours frileuse à l'idée de mettre le nez dehors à la mauvaise saison. Cette sensibilité au mercure exceptée, Laurence s'est depuis acclimatée à la vie en Chine. Au point qu'elle envisage même de rempiler pour trois années supplémentaires à Shanghai, le temps de boucler une formation en relations publiques. Dispensé en chinois, le programme suppose une bonne maîtrise du mandarin. Une langue qu'elle étudie à temps plein depuis deux ans déjà. "Deux ans ponctués de hauts et de bas, avec de vraies phases de découragement". Mais Laurence, soutenue par son entourage, s'accroche. Une ténacité bientôt récompensée : elle s'apprête en effet à valider son HSK (test d'évaluation du chinois) échelon 4.
"Les Chinois sont curieux"
Après bientôt trois ans sans retour en Afrique, Laurence accuse un brin de nostalgie à l'égard de sa terre natale. "Chez moi, on aime danser, chanter? La chaleur de la Côte d'Ivoire me manque. Ma famille aussi". Un mal du pays que la jeune femme devrait tempérer par un court séjour cet été, point étape avant un retour définitif, pas encore calé, mais inéluctable? "J'aime beaucoup la Chine mais je ne me vois pas y faire ma vie". Son diplôme de relations publiques en poche, elle souhaite "rentrer au pays pour travailler". "Les Chinois sont de plus en plus présents en Côte d'Ivoire", note l'ex-étudiante de l'école française des attachés de presse (EFAP) à Abidjan. Un temps en poste à la télévision, elle y a vu des partenariats sino-ivoiriens se nouer. Un développement dont Laurence espère récolter les fruits, compétences linguistiques à l'appui. Dans cette perspective, elle a aussi amélioré son anglais et ne rate pas une opportunité de pratiquer sa langue maternelle française à Shanghai.
Barbara Guicheteau (www.lepetitjournal.com/shanghai) Mardi 19 mars 2013
Après le Québec, la Suisse et la Côte d'Ivoire, dernière étape de notre tour du monde de la francophonie, mardi prochain, avec une escale en Belgique.







