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Maxime Beyer, Corée du Sud, Taïwan: “crucial de dynamiser notre réseau communautaire”

Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste de la Corée du Sud et Taïwan. Maxime Beyer se présente pour la liste Français de Corée et de Taiwan, Citoyens Eco-Solidaires.

Maxime Beyer, Maxime Beyer,
Écrit par La Rédaction
Publié le 22 avril 2026

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ? 

Je m'appelle Maxime Beyer et je réside à Séoul depuis 2014. Sur le plan professionnel, j'évolue en tant que responsable des relations clientèles et de la qualité au Josun Palace, un hôtel sous la franchise Marriott, Luxury Collection, géré par le groupe Shinsegae. Parallèlement, je suis fortement impliqué dans la vie locale, notamment par mon rôle de vice-président de l'association Français du monde–ADFE pour la Corée du Sud, mais également en tant que président de l'association SCFC, Solidarité Couples Franco-Coréens. Je partage également d'autres passions sur les réseaux sociaux. Au quotidien, mon environnement multiculturel et mon rôle de père de deux enfants m'apportent une compréhension directe des réalités pratiques et des besoins de notre communauté expatriée sur l'ensemble de la circonscription Corée-Taïwan.

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ? 

Selon moi, la mission fondamentale est de servir de relais de proximité et de confiance. J'envisage cette fonction comme celle d'un facilitateur capable de trouver des solutions adaptées à chaque problématique. Il s'agit d'un travail d'écoute et de terrain, en lien avec nos institutions localement ou à Paris, avec les associations et grâce à une bonne connaissance des membres de notre communauté. Cela concerne des sujets très concrets comme l'action sociale, l'éducation ou l'emploi, afin de s'assurer qu'aucun concitoyen ne soit isolé. De plus, j'ai la conviction que ce mandat doit être participatif, en mettant en place des consultations régulières de nos communautés.

 

Comment avez-vous constitué votre liste ? 

Cette équipe s'est construite sur une véritable volonté de rassemblement. Elle s'inscrit dans la continuité d'une équipe qui travaille sur le terrain. Je me suis appuyé sur l'expérience de nos conseillers sortants, Benjamin Joinau et Pierre Ory, qui apportent douze ans de mandat et trente ans d'engagement au sein de Français du monde–ADFE. Nous sommes les seuls à présenter une liste composée de trois personnes en Corée du Sud et trois personnes à Taipei. Surtout, les deuxième et troisième places de notre liste sont occupées par des candidats de Taïwan. Cette structure offre la possibilité d'avoir un conseiller élu en Corée du Sud et un autre à Taïwan, garantissant une représentation équilibrée et authentique de notre double circonscription.

 

Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ? 

Prendre part à ces élections est essentiel car le résultat a un impact direct sur la gestion de notre vie quotidienne locale. Les élus siègent dans des commissions qui décident de l'attribution des bourses scolaires, de la répartition des aides sociales et du soutien financier accordé au tissu associatif. Voter, c'est s'assurer que sa voix pèse sur ces décisions fondamentales qui organisent l'entraide et la vitalité de notre communauté à l'étranger.

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ? 

Le défi majeur est de lutter contre l'isolement en favorisant activement la mise en relation entre tous nos compatriotes établis en Corée du Sud et à Taïwan. Le rythme de vie local et la barrière de la langue peuvent parfois compartimenter les individus. Il est donc crucial de dynamiser notre réseau communautaire, de faciliter les rencontres et de créer de véritables ponts afin d'apporter du soutien à chacun, sans distinction. Enfin, l'un de nos plus grands défis structurels sera de militer pour la séparation de notre circonscription en deux entités indépendantes, afin que la Corée et Taïwan disposent chacune de leurs propres élus dédiés à leurs problématiques spécifiques.

 

 

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