Un rapport d´expertise, rendu public par le quotidien français Libération et datant du 20 mars dernier (avant la découverte des boîtes noires) met en cause Air France et Airbus. Ce document a notamment servi de base pour la mise en examen des deux sociétés par la juge d´instruction Sylvie Zimmerman. Selon le journaliste de Libération: "L'A330 qui reliait Rio à Paris a été victime le 1er juin 2009 du givrage, à haute altitude, des sondes Pitot de mesure de vitesse. Les experts ont analysé neuf incidents similaires survenus chez Air France dans les mois précédents, et interrogé tous les pilotes concernés." Le document spécifie notamment : "A l'époque (…), les équipages n'étaient pas préparés à les affronter", faute d'"information" et d'"entraînement"..."De plus, les procédures conçues par Airbus pour résoudre le problème étaient à la fois difficiles à 'appliquer' par les pilotes et 'pas spécifiquement adaptées' à la situation". Enfin, les experts concluent de façon sévère : "Il n'existait pas (et il n'existe toujours pas) de procédure spécifique 'Givrage des sondes anémométriques en croisière'". C.L (www.lepetitjournal.com – Brésil) vendredi 27 mai 2011





