Dans un peu plus de trois semaines, l'Arena Corinthians (Itaquerao) accueillera le coup d'envoi de la Coupe du Monde. Dimanche avait lieu le premier match officiel au sein du stade. Les supporters des Corinthians ont découvert le nouveau terrain de jeu de leur équipe à l'occasion d'un Corinthians-Figueirense, comptant pour le championnat brésilien, le Brasileirao.
C'est toutefois le club invité, lanterne rouge du championnat, qui a inscrit le premier but sur la pelouse toute neuve de l'Arena, battant les hôtes 1 à 0, devant plus de 36.000 spectateurs. Une date qui reste tout de même historique pour la direction du club selon Agência Brasil.
Un test qui a permis de mettre à jour quelques problèmes de fonctionnement selon l'Estadao. Le quotidien relate que si les supporters ayant choisi de se déplacer en métro n'ont rencontré que peu de difficultés pour accéder au stade, il en a été autrement pour ceux qui avaient choisi de faire le déplacement en voiture, le trafic étant "chaotique" aux alentours de l'Arena.
Autre sujet de mécontentement : le prix des billets. Est notamment pris l'exemple de supporters abonnés qui payaient des places à 70 réais pour les jeux à Pacaembu et ont dû débourser entre 170 et 180 réais pour cette partie. Beaucoup de spectateurs se sont déplacés au stade dans l'espoir de pouvoir acheter sur place des billets, mais ceux-ci n'étaient vendus que sur internet, une information qui n'a manifestement pas été bien diffusée.
L'Estadao pointe également des problèmes de réception de signal téléphonique et d'internet dans l'enceinte de l'Arena. Une forte pluie a également éclaté durant la partie et certains spectateurs censés être protégés sous une partie couverte se sont retrouvés mouillés à cause de gouttières mal placées. L'ensemble de la toiture du stade n'est d'ailleurs pas terminée.
Quelques difficultés donc qui n'ont pourtant pas gâché la fête des supporters particulièrement heureux de découvrir le nouveau temple des Corinthians. Ils ont confié leur émotion à la Folha de Sao Paulo : selon Luciana, c'était "comme recevoir la clé de sa première maison" ; quant à André, il assure que "c'est un moment historique".
APB (www.lepetitjournal.com - Brésil) lundi 19 mai 2014





