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PORTRAIT - João Marcos de Oliveira, la musique et la France au cœur

Par Lepetitjournal Sao Paulo | Publié le 30/10/2016 à 23:05 | Mis à jour le 31/10/2016 à 11:05

Lepetitjournal.com a rencontré João Marcos de Oliveira le mois dernier, lors de la Journée d'immersion en français organisée à Ponta Grossa par l'Association des professeurs de français du Parana. Considérant la France et le français comme sa "deuxième culture", il a voulu raconter comment il en est arrivé là. Nous lui ouvrons nos colonnes.  

Je m'appelle João Marcos de Oliveira, j'ai 23 ans et j'habite dans une petite ville qui s'appelle Guarapuava, dans l'État du Paraná, au sud du Brésil. Je suis pianiste, je travaille comme professeur de piano et aussi concertiste, parfois je fais des présentations de piano dans d'autres villes.

Tout a commencé quand j'avais 9 ans. Je regardais la télévision et il y avait une publicité pour le lancement de l'un des albums du pianiste français Richard Clayderman (Philippe Pagès). Quand j'ai écouté le morceau ?Ballade Pour Adeline?, je suis tombé amoureux du piano, ce fut mon premier contact avec la musique et j'ai demandé à ma mère de m'acheter le CD de Richard Clayderman.

Naissance de la passion pour le piano et la culture française
Grâce aux morceaux de ce grand pianiste, j'ai commencé moi-même à étudier le piano tout seul et "Ballade pour Adeline" a été le premier que j'ai su jouer. J'ai étudié le piano au centre culturel de ma ville, parce que je n'avais pas de piano chez moi. A 13 ans, j'ai donné mon premier récital dans ce centre culturel et j'ai joué "Ballade pour Adeline".

Avec le temps, j'ai commencé à étudier le piano classique et baroque avec une professeure formée à l'Université de musique et des beaux-arts du Paraná, et aussi la langue française à cause des musiques françaises. Je me suis alors passionné  pour la culture française, j'ai commencé à faire des recherches sur la France, ses musiques, ses grands artistes, Paris, le glamour, le romantisme, l'architecture, tout qui est lié à cette culture belle et magnifique. Et c'est ainsi que j'ai aimé la France avec toute la force de mon coeur.

Le rêve de rencontrer Richard Clayderman
Dans tous les récitals de piano que je donne, j'aime jouer des musiques françaises, des morceaux de Richard Clayderman, "Ballade pour Adeline" étant toujours ma source d'inspiration pour jouer.

Je rêve de rencontrer Richard Clayderman un jour et c'est aussi pour cela que j'ai étudié le français pendant trois ans. Je voulais aussi assister à l'un de ses récitals, je croyais que c'était impossible. Mais cette année, j'ai trouvé une page de fans de Richard Clayderman sur Facebook et je me suis lié d'amitié avec une Allemande qui a son adresse et son e-mail, et elle me les a donnés.

Premiers contacts
En juillet dernier, j'ai écrit et envoyé un e-mail à Delphine productions, le label de Richard Clayderman, pour parler de mon histoire et aussi pour demander une photo dédicacée. J'ai écrit l'e-mail en français et la maison de production m'a répondu, me disant qu'ils allaient transmettre mon e-mail à Richard Clayderman et m'envoyer une photo dédicacée que j'ai bien reçue.

En août, Richard Clayderman a donné un récital de piano à Curitiba, la capitale du Parana, et j'y suis allé, réalisant le premier rêve de ma vie... J'ai parlé avec son producteur, Olivier Toussaint, mais pas avec Richard Clayderman. Un jour, j'espère pouvoir lui parler, je rêve de prendre une photo avec lui !

Le français comme deuxième culture
Pour moi, le français aujourd'hui, c'est ma deuxième culture, j'aime vraiment la France, les Français, qui sont des personnes très agréables, sympathiques. Même si mon niveau de français est basique, cela m'a mené à réaliser l'un de mes plus grands rêves et j'ai aussi lié des amitiés avec des gens formidables, on a échangé et partagé des expériences.

Dans mon travail, je raconte toujours l'histoire de ma vie aux gens qui visitent le centre des arts, des étudiants en majorité, leur parlant du plaisir et de la motivation pour étudier la langue française. Parce que c'est comme cela que j'ai réussi à faire connaître l'artiste que j'admire. Je suis certain que les autres aussi arriveront loin, parce que parler une autre langue ouvre les horizons !

João Marcos DE OLIVEIRA (www.lepetitjournal.com - Brésil) lundi 31 octobre 2016

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