

Toutes les dernières informations économiques de la semaine liées au Brésil, c'est la "Minute éco" que Lepetitjournal.com vous propose chaque vendredi.
Les ventes du Jour des enfants en berne
La consommation brésilienne est bel et bien en berne. Les commerçants brésiliens ont connu leur pire "Dias dos crianças" ("Jour des enfants") en neuf ans, selon O Globo. Lors de la semaine précédant ce jour férié hautement commercial, sorte de Noël avant l'heure, les ventes ont chuté de 8,95% par rapport à la même période l'an dernier qui avait déjà connu elle aussi une légère baisse. Les commerçant brésiliens sont inquiets car ce Jour des enfants servirait effectivement de thermomètre avant Noël... Mais le quotidien carioca rappelle que toutes les autres célébrations de cette année ont connu des baisses de ventes, de la Saint-Valentin à Pâques, en passant par la fête des mères et des pères. Ce phénomène est expliqué par la forte inflation et les taux d'intérêt élevés qui minent le pouvoir d'achat des Brésiliens.
Anheuser-Busch InBev confirme l'acquisition de SABMiller
C'est fait. Nous vous en parlions il y a quelques semaines, le plus grand groupe de bière au monde, le Belge Anheuser-Busch InBev (Budweiser, Stella Artois, Corona, Brahma), contrôlé par le fonds brésilien 3G Capital, a confirmé cette semaine l'acquisition de son rival britannique SABMiller (Peroni, Grolsh, Pilsner Urquel) pour près de 400 milliards de reais. Les autorités de la concurrence ont cependant prévenu que quelques marques devront être vendues.
Toyota rappelle 425.000 voitures au Brésil
En raison d'un problème d'airbag, près de 425.000 voitures de la marque japonaise sont rappelés. Si vous êtes possesseurs d'une Corolla, Hilux ou SW4 fabriquée entre janvier 2006 et décembre 2011 ou d'une Corolla ou Fielder fabriquée entre avril 2007 et juin 2008, contactez votre concessionnaire.
Les ministres brésiliens privés de Première
Le gouvernement brésilien au régime sec. Après sa réduction de ses portefeuilles et une baisse de 10% de ses salaires, les ministres devront également arrêter de voyager en Première lorsqu'ils prennent l'avion aux frais de l'Etat brésilien, a rapporté O Globo. Ils n'ont désormais plus le droit qu'à la Business et tout autre agent public à la classe économique. La Première restera le privilège de la présidente et de son vice-président. D'autres règles visant la réduction des dépenses ont été édictées notamment concernant l'usage des véhicules de fonction et des téléphones portables (500 reais de facture maximum par mois).
Casino va bien, sauf au Brésil
Le groupe de distribution français a dévoilé cette semaine des résultats meilleurs que prévus en France. Ce n'est pas le cas du Brésil, son premier marché au monde, où les ventes ont certes augmenté de 2,4% en comparable dans l'alimentaire (GPA), mais elles ont poursuivi leur chute (-24,7%) dans le non alimentaire (ViaVarejo), plombées par la récession économique connue par le pays, selon Reuters.
L'Amérique latine n'attire plus les investissements étrangers
Le Brésil et l'Amérique latine sont à la peine et ne représentent plus une terre d'investissement. Les investissements directs à l'étranger (IDE) ont ainsi baissé de près de 21% au premier semestre, à 78 milliards d'euros, selon l'ONU citée par Le Figaro. L'an dernier, la baisse avait déjà été de 16%. Les secteurs des mines et des hydrocarbures, surtout au Brésil, sont les plus touchés.
Le Français Figeac Aéro va fournir Embraer
Sous-traitant aéronautique, Figeac Aéro a remporté un appel d'offres auprès de l'avionneur brésilien, ont rapporté mardi Les Echos. La société française du Lot fournira à Embraer de longues pièces pour ses jets régionaux (70 à 130 passagers) dont la mise en service est prévue de 2018 à 2020. Le contrat s'établirait à près de 202 millions d'euros, un montant proche du chiffre d'affaires de Figeac Aéro, qui emploie 1.800 salariés, selon le quotidien économique.
Les résultats d'Edenred plombés par le Brésil
Comme Casino, Edenred, l'inventeur français du ticket restaurant, qui compte le Brésil parmi ses marchés incontournables, voit ses résultats compromis par la crise du pays auriverde. L'entreprise a ainsi été contraint de revoir à la baisse sa prévision de résultat opérationnel courant pour cette année, répercutant le ralentissement de son activité au troisième trimestre, selon Reuters. Cependant, l'Amérique latine reste une région globalement positive pour Edenred, affichant une croissance organique de son volume d'émission de 13% sur neuf mois à 6,6 milliards d'euros, soit la moitié des ventes totales de 13,3 milliards d'euros. "Nous espérons que la situation au Brésil se stabilisera au quatrième trimestre", a souhaité Nadra Moussalem, le PDG par intérim d'Edenred, cité par Reuters.
AccorHotels perd du terrain au Brésil
Le groupe hôtelier français n'y échappe pas non plus. Si les affaires fonctionnent bien pour lui en Europe, tout part à vau-l'eau au Brésil. En raison de la crise qui y règne, l'activité d'AccorHotels a connu sur place une baisse de 12,7%, soit 7% de son chiffre d'affaires, au troisième trimestre, d'après Reuters. "Le Brésil reste en point de grande vigilance, compte tenu de la détérioration rapide de la situation, exacerbée par la dévaluation du real", a déclaré Sébastien Valentin, directeur de la communication financière du numéro un de l'hôtellerie en Europe, cité par l'agence de presse.
Nouveaux accords commerciaux entre le Brésil et la Colombie
Elle n'est pas rentrée les mains vides. Dilma Rousseff s'est rendue pour sa première visite d'Etat à Bogota la semaine dernière afin d'y signer des accords commerciaux et d'investissement avec son voisin colombien, a rapporté Reuters. Un accord a notamment été trouvé dans le secteur automobile, facilitant les exportations entre les deux pays qui connaissent des temps économiques difficiles. Les choses ne font cependant que s'améliorer entre eux, avec 3,6 milliards d'euros de commerce bilatéral l'an dernier, soit une hausse de 165% depuis 2005 ! Des accords ont également été signés dans les domaines de l'éducation, des affaires indigènes au niveau de leurs frontières, de l'agriculture, de la technologie de l'information ou encore des échanges d'information policière.
Le fils de Lula dénoncé à son tour dans l'opération Lava Jato
Chaque semaine, une nouvelle personnalité brésilienne tombe dans le giron de l'opération Lava Jato. Après le président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, placé sur un siège éjectable, c'est au tour du fils de Lula, Fabio Luis Lula da Silva, d'être dénoncé par un accusé du scandale Petrobras. Celui-ci aurait bénéficié de près de 2 millions de reais du groupe pétrolier brésilien afin de régler des dépenses personnelles. En attendant la suite...
Corentin CHAUVEL (www.lepetitjournal.com - Brésil) vendredi 16 octobre 2015





