Arrivé au Brésil à l'âge de 24 ans, Jacques Jean Coudry en a aujourd'hui 82. Il est l'un des doyens de la communauté française de São Paulo. Heureux de partager ses expériences et anecdotes, il nous confie ses histoires et secrets...
Jacques Jean Coudry (Photo : LPJ)
LPJ : Bonjour Jacques. Vous êtes une référence dans la communauté française. Racontez nous votre arrivée au Brésil.
JJC : Je suis arrivé à l'âge de 24 ans, à l'époque pour travailler avec ma cousine, à Rio, dans la vente de graines. C'était en 1948. Je suis arrivé par le Désirade, le dernier voyage qu'il ait effectué. Nous l'avons bien fêté ce dernier voyage ! Je suis venu un peu à l'aventure, sans rien connaître de ce pays. Mon père m'a offert un aller-retour, mais je n'ai jamais utilisé ce retour. Je ne suis jamais rentré définitivement...
LPJ : Qu'avez vous fait au Brésil ?
JJC : J'ai travaillé dans de nombreuses entreprises avant de créer la mienne. Je suis passé par divers postes et je suis actuellement, et ce depuis plus de 30 ans, dans les assurances. Je suis encore aujourd'hui courtier. Mais j'ai été militaire dans la cavallerie, j'ai été magasinier, j'ai élevé des animaux, j'ai été secrétaire, gérant d'achat, et assureur conseil auprès de Saint Gobain... J'ai connu le Brésil sous divers aspects.
LPJ : N'avez vous jamais eu envie de rentrer en France ?
JJC : Non, jamais ! Le Brésil me plaît. Bien sûr, j'aime la France, Paris, la côte d'Azur... Je suis toujours ravi de rentrer, mais je vis bien ici au Brésil et j'ai une épouse brésilienne. Ici, les gens sont réceptifs, j'y trouve plus de confort qu'en France.
LPJ : Que pouvez vous reprocher au Brésil ?
JJC : La corruption, qui ne cesse jamais. Nous découvrons de nouvelles affaires tous les jours, c'est triste.
LPJ : Quel est votre secret ?
JJC : (Rires) Mon secret... Je mange des fruits le matin, bois toujours un verre de vin rouge le midi au déjeuner, ne dîne pas vraiment. Mais j'ai fumé jusqu'à 52 ans et n'ai jamais fait de sport.
LPJ : Etes vous très impliqué dans la communauté française ?
JJC : Non, je suis assez discret aujourd'hui. Je participe aux dîners de l'UFE, et en ai moi même été président durant deux mandats.
LPJ : A moin d'un mois du départ de la coupe du monde, de quel côté vous placez-vous ?
JJC : Pour la France ! Même si Ronaldinho joue bien, il ne faut pas oublier que nous avons Thierry Henri et Zidane ! Je suis pour la France !
Propos reccueillis par Julie LE PHUEZ. (LPJ) 19 mai 2006





