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DOSSIER – Rencontre avec Ricardo Miyajima, photographe nippo-brésilien (3/3)

Écrit par Lepetitjournal Sao Paulo
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 14 novembre 2012

Pour ce dernier volet du dossier consacré à la communauté nippo-brésilienne à São Paulo, lepetitjournal.com vous propose un portrait : Ricardo Miyajima, jeune photographe nikkei

Ricardo Miyajima, 34 ans, est un sansei, c'est-à-dire qu'il fait partie de la troisième génération de descendants d'immigrés japonais. Après une formation en arts plastiques à São Paulo, il s'est tourné vers la photographie et travaille actuellement pour Made in Japan - un journal en ligne traitant de la culture nippo-brésilienne. Le jeune homme parle japonais, mais avoue ne pas le maîtriser parfaitement. C'est en prenant des cours qu'il l'a finalement appris, la famille ne l?employant pas. L'héritage japonais de ses parents se retrouve, d'après lui, dans l'éducation qu'il a reçue. Ricardo pratique également des activités japonaises telles que le taïko, la cuisine japonaise ou encore la peinture traditionnelle. Si être nippo-brésilien influence son travail ? « C'est évident, selon lui, notamment au niveau de l'esthétique ». L'imaginaire japonais est omniprésent dans ses photographies et ses peintures, à travers les sujets choisis mais également le regard porté.

De son année vécue au Japon en 1993, il retient le sentiment d'une « étrange familiarité ». Ses

impressions sur le pays de ses ancêtres ont été assez paradoxales - « Les personnes, les lieux et même les paysages me paraissaient naturels, comme si je revenais après une longue absence ». Il se souvient également d'avoir été surpris par le sens de l'organisation, de sécurité et aussi par la ponctualité des bus...

Cependant, le photographe n'imagine pas s'installer définitivement au Japon et y construire une famille. « La différence culturelle est énorme, mais celle des mentalités est bien plus grande encore ». Ricardo « préfère le relationnel brésilien ». Il déplore également le manque d'activités créatives, ce qui le gêne en tant qu'artiste. Il envisage toutefois de retourner là-bas de manière temporaire pour étudier. Ricardo se sent en effet très proche de la culture japonaise actuelle, elle fait partie de son identité. Pour lui, « elle n'est en aucun cas incompatible avec le fait d'être brésilien ».

Déjà connecté au Japon grâce à son activité, il pense que la prochaine génération de nippo-brésiliens sera encore un peu plus en relation avec la terre de ses ancêtres. Cela est dû notamment au développement croissant des moyens de communication qui offrent désormais de nombreuses options pour découvrir de chez soi la culture japonaise, ce qui n'était pas le cas pour les générations précédentes. Clémentine VAYSSE (www.lepetitjournal.com ? São Paulo) jeudi 1er décembre 2010

La rencontre a été réalisée à Hotel Blue Tree Capcana

RELIRE :

DOSSIER - Les nikkeis, Brésiliens d'origine japonaise (1/3)

DOSSIER - Les nikkeis, Brésiliens d'origine japonaise 2ème volet (2/3)

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Publié le 1 décembre 2010, mis à jour le 14 novembre 2012
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