Édition internationale

CLÉMENT D'ANTIBES - "Le Brésil sera ma septième et dernière Coupe du Monde"

Écrit par Lepetitjournal Sao Paulo
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 6 janvier 2018

Clément Tomaszewski est le supporter numéro un des Bleus. Avec son coq Balthazar, il a une place d'honneur dans tous les journaux de France depuis le 8 juillet 1998. Date à laquelle il est devenu Clément d'Antibes. À son compteur, 201 matchs de l'équipe de France, du 16 juin 1982 au 5 mars dernier. Et le chiffre devrait encore grossir dans les prochains mois : il prépare actuellement sa septième et dernière Coupe du Monde, au Brésil. Trente-deux années de "supporterisme" qui l'ont mené un peu partout sur la planète. Et ne lui parlez pas de Thaïlande ou d'autres destinations exotiques pour les vacances : "si l'équipe de France n'y va pas, qu'est-ce que j'irais bien y faire ?". Il a accepté de revenir avec nous sur ses souvenirs en bleu. Entretien fleuve d'un homme aussi touchant qu'attachant. Un homme qui tient encore son skyblog à jour

Cocorico Carioca - À quand remontent vos premiers souvenirs de Coupe du Monde ?
Clément d'Antibes - Je vais être très précis, il n'y a pas de problème. Ils remontent au 16 juin 1982. C'était la Coupe du Monde en Espagne, et avec un copain de Nice ? qui m'a fait découvrir le football et l'OGC Nice, le Gym, comme on dit avec les anciens ?, on est parti. On s'est dit : "Tiens, Antibes, ce n'est pas très loin de Bilbao", et on est parti à l'aventure. On n'avait pas de billet, on n'avait rien. Moi, c'était mon premier match de l'équipe de France. Et de ce fait, ma première Coupe du Monde aussi. On a pris la voiture avec mon copain Banel. La veille, on a oublié tous nos papiers, donc c'était un peu folklorique. Arrivés à Bilbao, on s'est débrouillé pour acheter des billets à la sauvette. On les a payés 700 pesetas (soit un peu moins de 5 euros, NDLR). Ce billet, ça a été le premier d'une très longue série. Mais ça, je ne m'en doutais pas à l'époque ! Sur place, on a pu trouver l'hôtel de l'équipe de France, mais il devait y avoir 500 ou 600 supporters français devant l'entrée officielle. Avec mon copain Banel, on s'est dit : "Si on ne peut pas rentrer par l'entrée principale, on va rentrer par les fenêtres". On a fait le tour, on est entré par les cuisines et on s'est retrouvé là le matin du match France ? Angleterre. Il y avait toute l'équipe de France. J'avais un maillot bleu, avec rien de marqué dessus : pas de Clément ni rien. Banel, lui, portait le maillot de l'OGC Nice. On a vu Just Fontaine, il lui a dit que d'après lui, c'était le plus beau maillot qu'on puisse avoir en France.

Et quel souvenir conservez-vous du match ?
Il y a eu une ambiance exceptionnelle avec les supporters anglais. C'était fabuleux ! La Marseillaise, les drapeaux bleu-blanc-rouge? Je crois que le virus est parti de ce match, malgré la défaite. Ce premier match, on le perd 3-1. Avec Robson qui marque au bout de deux minutes, même pas. Mais malgré le score, ça a été un déclic pour moi. D'autant plus que mon père, ancien légionnaire, à sa retraite, était porte-drapeau des anciens légionnaires. J'ai donc toujours donné de l'importance à ce drapeau. Il était polonais. Il est devenu français en faisant carrière dans la Légion étrangère. Ma mère était espagnole, et moi je suis né en Algérie. Mais si mon père avait été maçon ou peintre, à l'heure qu'il est, je serais polonais ! Je serais peut-être devenu Clément de Varsovie (rires).

Votre histoire avec l'équipe de France est trentenaire : quel est votre meilleur souvenir ?

Lire la suite de l'interview sur le site de Cocorico Carioca

lepetitjournal.com sao paulo
Publié le 16 avril 2014, mis à jour le 6 janvier 2018
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