L'intérieur des terres du pays est de plus en plus prisé par les touristes internationaux, conscients que le Brésil n'est pas seulement un pays côtier. Et l'État du Minas Gerais offre une virée incontournable pour les curieux qui souhaitent en apprendre davantage sur l'histoire de cette nation. Lepetitjournal.com vous offre quelques astuces pour voyager dans la région sans vous ruiner.
Le Minas Gerais, cet État du Brésil grand de 588.383 km² et peuplé de 19.855.332 habitants est limitrophe de l'État de Rio de Janeiro et de São Paulo. Berceau du mouvement indépendantiste brésilien, ce dernier est reconnu pour ses petits villages de chercheurs d'or, perdus dans les montagnes. Certains étant même inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco, comme la cité d'Ouro Preto. Cependant, voyager a un coût, et il est donc recommandé de partir avec quelques astuces en poche pour éviter les mauvaises surprises.
Tout d'abord le bus. Sachez qu'il est impossible pour un ressortissant étranger de réserver un bus en avance sur Internet au Brésil. En effet, un CPF (le numéro d'immatriculation fiscal brésilien) est demandé avant le paiement. Un blocage conséquent pour les touristes. Sachant qu'il n'y a que deux bus par jour pour rejoindre Ouro Preto depuis la gare routière de Rio (le premier à 7h30 du matin et le deuxième à 23h30). Il est donc fortement conseillé de se rendre à la rodovaria do Rio au préalable, afin de s'assurer d'obtenir une place pour le trajet, les tickets partant en général assez rapidement. Le meilleur plan reste encore celui du soir. En plus de coûter environ R$ 20 de moins (R$ 94, soit environ 25 euros), ce dernier arrive au petit matin à Ouro Preto. L'idéal pour ne pas perdre une journée dans les transports et pour économiser une nuit d'hôtel. De toute manière, il est toujours plus agréable de voyager de nuit.
12 euros la nuit en plein centre historique
À la différence de Tiradentes, Ouro Preto possède un parc hôtelier pour toutes les bourses, mais l'auberge de jeunesse UAI
Du côté de la culture, Ouro Preto n'est pas en reste. Mais rassurez-vous, la plupart des églises de la ville sont gratuites ou payantes avec une somme modique, ainsi que le musée de la Casa dos Santos (très intéressant sur l'histoire de la monnaie et de l'esclavage). Comptez entre R$ 5 et 6 (environ 2 euros) pour vous offrir l'entrée des deux autres musées de la ville : le Museu de Ciência e Técnica et le museu do Oratorio. Votre porte-monnaie devrait survivre.
Mais là où ça se gâte, c'est à Tiradentes. À environ six heures de bus d'Ouro Preto (il faut passer par São João del Rei, comptez environ R$ 60 de bus, soit 16 euros), cette charmante cité coloniale est un passage obligé du Minas Gerais. Mais point noir sur le tableau, cette dernière ne comprend aucune auberge de jeunesse ou dortoirs. La plupart des poussadas de la ville ne proposent aucune nuit en dessous de? R$ 120 (plus de 30 euros), dans le meilleur des cas. Et ce n'est pas en raison d'un problème d'offre. Tiradentes regorge d'établissements hôteliers.
Mais rassurez-vous, n'annulez pas votre billet, car Lepetitjournal.com vous a déniché LA perle rare du coin. La Pousada do Bebeto, Rua dos Inconfidentes, 294. En plein centre, cet hôtel vous propose des chambres individuelles et propres pour seulement R$ 60. Une aubaine unique et inespérée dans cette bourgade dont les prix avoisinent ceux de la Côte d'Azur en été. Attention cependant à ne pas vous y rendre lors de l'un des nombreux festivals qui prennent place régulièrement dans la région. Les prix ayant tendance à grimper en fonction de l'influence touristique du moment. Enfin, pour manger un morceau, arrêtez-vous au Divino Sabar, rua Gabriel Passos 300, pour déguster une bonne viande grillée au feu de bois pour une addition tout à fait convenable (entre R$ 20 et 30).
Pour les assoiffés de culture, sachez que la ville de Diamantina, autre joyau du Minas Gerais, n'est pas accessible par bus d'Ouro Preto et de Tiradentes, mais de Belo Horizonte, depuis São João del Rei. Un sacré détour qui a son prix? Privilégiez la voiture si vous en avez la possibilité !
Nathan CAHN (www.lepetitjournal.com - Brésil) jeudi 30 juillet 2015





