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CUISINE - Les secrets de la véritable feijoada bahianaise

Écrit par Lepetitjournal Sao Paulo
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 6 mai 2013

Vous avez toujours rêvé de faire une feijoada casera ? Voici les conseils d'une spécialiste pour cuisiner une feijoada savoureuse et qui vous fera voyager à travers le Nordeste.

Ana Maria Isabel, quinquagénaire, est cuisinière à Rio de Janeiro. Depuis son enfance, elle aime préparer une cuisine épicée et familiale. Elle a appris la recette de la feijoada bahianaise lorsqu'elle habitait à Salvador. Rencontre avec une femme qui incarne à elle seule le savoir bahianais.

Lepetitjournal.com : Quel est l'ingrédient le plus important pour faire une bonne feijoada ?
Ana Maria Isabel : L'élément essentiel pour la préparation de ce plat est celui du choix de la viande pour garantir un plat délicieux. C'est ce qu'on appelle une carne-de-sol, c'est-à-dire une viande salée et exposée au soleil. Je choisis des morceaux de viande tels que les costelas, qui sont de minces tranches de viande de porc, du paio qui est une saucisse très savoureuse, ou encore du bacon. Tous ces aliments doivent être bien salés, et cuits avec beaucoup d'attention. Je ne choisis jamais les morceaux de viandes grasses comme la peau de cochon qui alourdit le plat.

Comment préparez-vous ces morceaux de choix ?
Je dessale puis ajoute l'assaisonnement des viandes une journée avant la préparation du plat. Les épices sont également des ingrédients indispensables pour la réussite, et il faut une grande quantité d'ail et l'oignon.

Comment choisissez-vous vos ingrédients ?
Souvent je choisis moi-même les produits, mais on trouve généralement facilement quelqu'un de bon conseil au marché ou au commerce du coin si jamais on a des doutes.

A quoi faut-il attention lors de la préparation ?

La première cuisson du feijão (haricots noirs) dans l'eau ne doit pas durer plus de dix minutes et la viande ne doit pas être dessalée à outrance. Il faut pour finir faire cuire le mélange de la viande et du feijão jusqu'à ce que ces derniers s'attendrissent, c'est l'alliance des deux saveurs fait le goût unique de ce plat.

Avec quoi s'accompagnent la viande et le feijão ?
Nous l'accompagnons avec de la farofa, qui est une poudre de blé typique ici, du piment, du riz blanc et beaucoup de salade. Bien entendu, vous vous devez de boire de la caipirinha faite avec une cachaça de Minas Gerais, ou do Rio Grande do Sul.

Faut-il préparer ce plat longtemps à l'avance ?
Tout dépend des gens ! Moi je le prépare souvent deux jours à l'avance, donc assez tôt, c'est un peu comme dans un salon de beauté, quand vous entrez vous ne savez pas quand vous allez sortir !

Quel est le truc du chef ?
C'est le plaisir de cuisiner, il n'y a pas de secret dans la manière de faire, j'invente à chaque fois une nouvelle feijoada, et je sais à l'avance que les gens vont apprécier, c'est un plat simple mais qui demande beaucoup d'attention. 

Que représente ce plat pour les Brésiliens ?
C'est toute la culture du Brésil qu'on retrouve dans ce plat. Tout le monde l'apprécie, c'est une tradition qui se transmet de générations en générations. C'était auparavant le repas des esclaves qui réutilisaient les morceaux de porcs qu'ils ne mangeaient pas. Il incarne l'aspect traditionnel qui fait partie de la culture du Brésil.

Mélanie NUNES (www.lepetitjournal.com - Brésil) Rediffusion

Retrouvez bientôt dans lepetitjournal.com la recette de la feijoada d'Ana Maria Isabel !

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Publié le 6 mai 2013, mis à jour le 6 mai 2013
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