Édition internationale

MEDAILLE - Le directeur de Matucana 100 décoré par la France

Écrit par Lepetitjournal Santiago
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

Jeudi 12 mars, l'Ambassade de France remettait à Ernesto Ottone, directeur du Centre culturel Matucana 100, les insignes de Chevalier des arts et des lettres. Une décoration qui exprime la reconnaissance de la France pour son travail de promotion de la culture Française. Une ouverture internationale qui ne doit rien au hasard

Ernesto Ottone, directeur de Matucana 100 (photo M100)

Ernesto Ottone, décoré avec tous les honneurs jeudi dernier, à la résidence de l'Ambassade, a exprimé, à cette occasion, son histoire d'amour avec la France « près de 10 ans de travail en collaboration avec l'Ambassade, c'est une attention qui me vient droit au c?ur, car bien que ne m'intéressant pas du tout à ce genre de distinctions, avec la France c'est différent, car c'est un peu mon pays. Celui qui m'a ouvert à sa forme de gestion culturelle, en décloisonnant les disciplines. Un pays auquel je suis très lié et auquel je le serai toujours».

C'est ainsi que, ce mois-ci, on pourra voir au Centre culturel Matucana 100 qu'il dirige, le concert du groupe suisse Solam (18 mars) qui va inaugurer les festivités de la semaine de la Francophonie avec une aventure acoustique aux touches andalouses. Puis, le metteur en scène Laurent Wanson sera accueilli en résidence, tandisque que Nicolas Floc'h installera son Projet Museos,  entre autres. Une programmation dans son ensemble largement tournée vers l'Europe. À l'image de son directeur, qui a passé sa jeunesse en exil avec ses parents : Hongrie, Italie, Autriche, Uruguay, Allemagne, mais surtout France où il a effectué trois long séjours : à partir de 9 ans, puis adolescent et plus tard étudiant. S'il maîtrise si bien la langue, c'est au réseau mondial des lycées français qu'il le doit, ou comment changer de pays sans tout changer !

Gestion culturelle
Rentré au Chili à la fin des années 1980, Ernesto Ottone étudie, faute d'école de cinéma, le théâtre, à l'université du Chili. Il s'est vite aperçu en montant sa compagnie et en produisant des spectacles que c'était cela qui l'intéressait : les coulisses, plus que la scène. Deux ans et demi passés ensuite à la programmation du centre culturel « Estacion mapocho » ont achevé de le convaincre. Il s'inscrit donc en 1994 en master de gestion culturelle dans la même université : «C'était une matière nouvelle, pour laquelle les profs avaient peu d'expérience, surtout à l'international, hélas», se souvient-il.
Pour lui qui avait toujours eu pour objectif de finir ses études en France le moment était venu de retrouver Paris : «J'ai obtenu une bourse Président de la république pour faire un master II en Gestion des Institutions et Politiques Culturelles de París-IX Dauphine. Là,  évidemment j'ai tout appris. C'était, en 1996,  la matière était toute nouvelle. C'était d'ailleurs une première en Europe. L'enseignement n'était pas seulement artistique, il y avait de la sociologie, de la législation, de l'économie?» . Il travaille un an dans ce cadre à la Grande halle de la Villette à Paris, puis il rentre au Chili pour honorer le contrat assorti à la bourse pour au moins le double de temps de son séjour à l'étranger. Mais le projet de récupération de l'ancien dépôt de trains situé à l'adresse Matucana 100 au centre culturel était alors en gestation, une perspective plus que motivante. Depuis 2001, Ernesto Ottone est donc à la tête de cet espace culturel, composé de deux salles de spectacles et de plusieurs halls d'expositions, et d'une vaste cour qui accueille des spectacles en plein air. Le tout dans une volonté marquée de créer des passerelles entre le Chili et le reste du monde.

Sophie Rouchon avec Héloïse Grasset (www.lepetitjournal.com Santiago ) lundi 16 mars.

Adresse :
Matucana 100 métro Quinta Normal

www.m100.cl{mxc}


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Publié le 16 mars 2009, mis à jour le 13 novembre 2012
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