Seattle accueille la Coupe du monde FIFA 2026. La ville n’avait sans doute jamais autant vibré pour le « Soccer ». Entre Pioneer Square transformé en village mondial, des fan zones qui poussent comme des champignons, et des supporters venus des quatre coins du globe, l’ambiance est à la fête et tout en couleurs. Même les Seattleites les plus réservés semblent avoir mis leur légendaire « Seattle Freeze » en pause. On a testé les fan zones pour vous.


Plongée dans la folie des fan zones
Pioneer Square et les rues autour du stade Lumen Field, temporairement rebaptisé Seattle Stadium pour la durée du tournoi, se transforment en carrefour planétaire. En ce lundi 15 juin, jour du premier match à Seattle, on croise des supporters belges surexcités en route vers le stade. L’un d’eux me lance : « On nous avait dit qu’il pleuvait tout le temps à Seattle… mais aujourd’hui c’est la canicule ! On est chauds pour le match ! ». Plus loin, des supporters égyptiens, dont certains déguisés en pharaons, chantent comme si le Puget Sound s’était transformé en Nil. Les drapeaux flottent. On rit et l’on sent que Seattle adore recevoir le monde.
La Ville Émeraude a sorti le grand jeu : navettes gratuites, Link Light Rail et ferries renforcés, signalétique impeccable, bénévoles souriants, et même installation de nombreuses toilettes publiques supplémentaires. Un vrai sentiment de « Welcome Home » pour les visiteurs comme pour les locaux. La liste des fan zones à Seattle et dans le King County est disponible ici.

Mon choix pour le match France-Sénégal : la fan zone flottante de Pier 62, avec vue sur les rotations des ferries et la Péninsule Olympique. Une première mi‑temps… en mode économie d’énergie. L’ambiance est étonnamment calme, à l’image du match. À tel point que je me lance dans une étude sociologique très sérieuse : compter les maillots Mbappé. Résultat : 11 repérés à proximité, dans moins de 30 m2. À la pause fraîcheur et à la mi-temps, je m’approche. Je discute météo et équipes favorites avec chacun des fans de Mbappé. Bilan de mon étude : seulement deux Français parmi eux. Les autres ? Des Américains, des Mexicains, des Coréens… tous ont adopté l’équipe de France « parce que Mbappé ». La Mbappémania a visiblement envahi la barge amarrée Pier 62 ce mardi.

Deuxième mi‑temps : Seattle se réveille
Changement de décor pour la deuxième mi‑temps : direction la fan zone du Westlake Center Mall. Trois écrans géants, des clameurs qui résonnent jusqu’au monorail, et surtout… des buts, enfin !
Ma voisine de siège, une Granny de plus de 70 ans qui a accompagné ses petits-enfants, m’entend parler français avec notre groupe de supporters. Curieuse, elle questionne chaque action. On ne se connaît pas. Mais elle vit ce match avec nous. C’est un petit miracle dans une ville réputée pour la froideur de ses habitants.
Ici, entre deux actions, on peut taper la balle sur les mini‑terrains, admirer des maillots venus de plus de 40 pays, et observer des enfants qui dribblent comme si un recruteur du PSG se cachait derrière chaque stand. Chacun porte ses couleurs, chacun encourage son équipe, et tout le monde se rassemble et célèbre ensemble.
Seattle a d'ores et déjà réussi son pari. La Coupe du monde fait se rencontrer des supporters qui n’ont rien en commun… sauf la passion du foot. Et c’est confirmé : les Seattleites ont adopté le mot FOOTBALL à la place de Soccer, et ont laissé de côté leur fameux Seattle Freeze pour l’événement.
Seattle, ville de tech, de pluie et de cafés, devient pour un mois une vraie cité du ballon rond.
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