Édition internationale

Ebola : ce que la nouvelle restriction américaine change pour vos voyages

Depuis le 18 mai 2026 et pour une durée de 30 jours, les autorités sanitaires américaines ont durci les conditions d'entrée sur le territoire pour toute personne ayant séjourné récemment en République démocratique du Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud. Une mesure qui prend de court certains voyageurs au départ ou à destination de la Bay Area, Seattle ou aux États-Unis, notamment ceux qui transitent par l'Europe avec une escale africaine dans leur itinéraire récent.

Un comptoir d'aéroport1 Un comptoir d'aéroport1
Écrit par Anne-Lorraine Bahi
Publié le 27 mai 2026

 

 

Pourquoi cette mesure ?

À l'origine de ces restrictions : une flambée du virus Ebola, souche « Bundibugyo », signalée dans ces trois pays africains. Africa CDC a officiellement déclaré l'épidémie le 15 mai 2026, et au moins 131 personnes seraient décédées en République démocratique du Congo selon le ministre de la Santé Samuel Roger Kamba, tandis qu'un décès a également été enregistré en Ouganda. Washington a réagi rapidement avec une série de mesures combinant suspension des services de visas dans les ambassades concernées et restrictions d'entrée sur le sol américain.

 

Êtes-vous concerné·e ?

La règle est précise et porte sur les 21 jours précédant votre entrée aux États-Unis.

Si vous n'êtes pas titulaire d'un passeport américain et avez séjourné dans l'un des trois pays durant cette période, vous ne pourrez tout simplement pas embarquer à destination des États-Unis. Les compagnies aériennes ont l'obligation de bloquer la délivrance de la carte d'embarquement.

Si vous êtes citoyen·ne ou ressortissant·e américain·e, l'entrée reste possible, mais uniquement via l'un des trois aéroports désignés : Washington-Dulles (IAD), Hartsfield-Jackson Atlanta (ATL) et George Bush Intercontinental Houston (IAH). Un contrôle sanitaire renforcé y est effectué à l'arrivée. Conséquence directe : pas d'entrée par SFO si votre itinéraire des trois dernières semaines vous a mené·e dans la zone concernée. Il vous faudra modifier votre vol pour atterrir d'abord dans l'un des trois hubs autorisés, puis enchaîner avec un vol intérieur vers la baie.

 

Que faire si vous étiez sur le départ ?

Air France — et la plupart des compagnies opérant des liaisons entre la France et la Californie — propose trois options sans frais aux passagers concernés :

  • Annuler le voyage avec remboursement intégral
  • Reporter le départ à une date ultérieure
  • Modifier l'aéroport d'arrivée pour atterrir à IAD, ATL ou IAH (un complément tarifaire peut s'appliquer en cas de changement de destination)

Si votre carte d'embarquement est bloquée, Air France invite les voyageurs à se connecter sur la plateforme Ready to Fly pour transmettre les justificatifs nécessaires à la levée du blocage. Pour toute autre démarche, le service client ou votre agence de voyage prennent le relais.

 

Bon à savoir

Les équipages et les vols cargo sans passagers sont exemptés de ces restrictions. Les résidents permanents (titulaires de la green card) ainsi que certains militaires sont également exclus du dispositif d'interdiction, mais restent soumis au routage obligatoire vers les trois aéroports.

L'outil TravelDoc, utilisé par les compagnies pour vérifier la conformité documentaire, était encore en cours de mise à jour à la date de l'annonce. Pour les informations sanitaires les plus récentes, mieux vaut consulter directement le site du CDC.

Bref, si votre été prévoyait un retour vers la baie après une mission, un safari ou une visite familiale en Afrique de l'Est ou centrale, vérifiez vos dates : une simple escale ou un séjour récent peut désormais vous obliger à revoir tout votre itinéraire.

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