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PRATIQUE - La plate-forme française de shopping international collaboratif World Craze veut conquérir le Brésil

Par Lepetitjournal Rio de Janeiro | Publié le 27/06/2016 à 22:05 | Mis à jour le 08/02/2018 à 14:02

Créée en France fin 2012, cette plate-forme collaborative de shopping à l’étranger est en plein déploiement international et cherche à s’implanter au Brésil. La prospection sur place est assurée par la jeune Caroline Allain, 21 ans et étudiante à la Fondation Getulio Vargas (FGV) de Rio. Rencontre.

Vous cherchez désespérément un produit disponible uniquement ou moins cher dans un autre pays ? Vous allez voyager et désirez gagner un peu d’argent en rapportant des produits du pays de votre séjour ? Alors World Craze, start-up fondée fin 2012 par Frédéric Simons et Guillaume Cayard, peut sans doute vous aider. "On met en relation des voyageurs avec des consommateurs qui veulent des produits de l’étranger qu’ils ne trouvent pas là où ils sont ou parce qu’ils y sont trop chers et que les voyageurs vont rapporter pour eux en gagnant un petit bonus pour cela", explique Caroline Allain, directrice marketing Brésil de la plate-forme collaborative de shopping à l’étranger.

En France et en Europe, le site fonctionne déjà bien avec plusieurs milliers d’utilisateurs et une majorité de transactions entre la France et les Etats-Unis, et des produits importés de ce second pays (vêtements, nourriture, high-tech…). Mais désormais, le cap est mis sur l’Amérique du Sud pour la start-up de moins de dix employés à l’heure actuelle.

En effet, parmi les pays attractifs pour l’installation de la plate-forme de consommation collaborative, le Brésil est évidemment en bonne position, d’autant plus avec le contexte économique actuel. "Comme les produits importés y coûtent cher, comme la high-tech, ou certaines marques, de vêtements notamment comme H&M, n’existent pas, en rapporter de l’étranger se fait énormément, mais de manière informelle, avec des proches", observe la jeune femme, venue en échange à la FGV de Rio dans le cadre de ses études à Paris-Dauphine, mais aussi pour mieux connaître le marché brésilien et communiquer autour du site. "Avec World Craze, on organise tout cela de manière très sécurisée car tous les profils sont vérifiés, avec des produits neufs uniquement et aussi par le paiement, le consommateur avançant l’argent sur notre site, son transfert étant en stand-by jusqu’à ce qu’il reçoive le produit", ajoute-t-elle.

Commission de 10% pour le voyageur
Parmi les produits, tout est possible, tant qu’ils respectent les droits de douane et les réglementations de chaque pays. Evidemment, afin de récompenser le voyageur, qui doit trouver le produit et un peu de place dans sa valise, le consommateur devra payer en plus du prix du bien, une commission correspondant à 10% de ce prix. "Sur beaucoup de produits, la marge gagnée par le consommateur est supérieure à 10%, donc c’est vraiment gagnant-gagnant", souligne Caroline Allain. De son côté, World Craze se finance en prenant 2,50 euros sur chaque transaction.

Au retour du voyageur, la remise du produit se fait elle par envoi postal ou en direct entre les deux parties qui auront au préalable eu tout le loisir de discuter de tous les paramètres via un chat.

"La demande est là, il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas"
Depuis février dernier et l’ouverture du site à tous les comptes bancaires internationaux – et non plus seulement européens -, les résidents du Brésil peuvent donc rejoindre la plate-forme à leur tour. "La demande est là, il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas, on souhaite ainsi s’internationaliser et devenir à terme le prochain Airbnb ou Blablacar en révolutionnant l’e-commerce", affirme Caroline Allain qui met en avant, pour World Craze, un service ludique et personnalisé, notamment pour l’accompagnement des utilisateurs. Des aspects qui contentent particulièrement les Brésiliens, selon la jeune femme, qui loue leur attirance pour la nouveauté comparé au scepticisme français en général.

De même, le Brésil offre aussi un environnement favorable aux start-up, São Paulo en tête, mais aussi Rio. "Il y a du dynamisme, des incubateurs, si on veut se lancer, les structures sont là, même s’il est toujours plus difficile de le faire en tant qu’étranger", estime Caroline Allain, qui loue ainsi la culture d’entrepreneuriat locale : "On trouve au Brésil énormément de personnes qui ont déjà monté une société car ils n’attendent pas quelque chose en particulier du gouvernement alors ils se lancent et trouvent les solutions eux-mêmes".

Corentin CHAUVEL (www.lepetitjournal.com - Brésil) mardi 28 juin 2016

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