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NATHALIE CARRASSET - “Recife Accueil, un point de référence pour les nouveaux expatriés et de rencontre pour les anciens“

Écrit par Lepetitjournal Rio de Janeiro
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 6 janvier 2018

Un mois et demi après sa soirée inaugurale, Recife Accueil cherche à se faire connaître. L'association, calquée sur ses grandes s?urs carioca et pauliste, a pour but de faire vivre l'esprit français dans la neuvième ville du Brésil. Près de 1.500 expatriés vivent dans l'Etat du Pernambuco et 500 à Recife même, selon les chiffres officiels du consulat de France. Pour Lepetitjournal.com, Nathalie Carrasset, présidente de l'association, dévoile les contours de son projet.

Lepetitjournal.com : Comment vous est venue l'idée de créer Recife Accueil ?
Nathalie Carrasset :
Je suis arrivée à Recife il y a 2 ans et demi avec ma famille dans le cadre de l'expatriation professionnelle de mon mari. Mon premier réflexe a été de chercher des associations françaises, et il n'y en avait pas ici : pas d'association, ni d'école française, alors on se sent vite isolé. En même temps, c'était rigolo car, dès que les gens nous entendaient parler, ils venaient vers nous, on a rencontré plein de Brésiliens qui connaissaient ou apprenaient le français. De fil en aiguille a germé l'idée de créer une association comme à Rio, São Paulo et Curitiba. Il y a deux ans et demi, les Français n'étaient pas très nombreux et, à Recife, ils veulent vraiment s'intégrer dans la vie brésilienne et n'ont pas cherché à créer une association française, ils n'avaient pas la nostalgie de la France.

La communauté française n'est pas soudée à Recife ?
Initialement, ce n'était pas un besoin. Il y a beaucoup de couples mixtes, donc les gens ont fondu dans la population. Mais dès qu'on a lancé les premiers dîners, beaucoup de gens ont répondu et cela leur faisait plaisir. Ils appréciaient ce genre d'initiatives.

Quel est l'objectif de Recife Accueil ?
Le premier est d'aider les familles françaises expatriées qui arrivent ici, de leur faire partager notre expérience : les hôpitaux, les écoles, des choses du quotidien. Les familles récemment arrivées à Recife m'ont toutes dit qu'elles étaient soulagées de trouver Recife Accueil. On veut apporter un point de référence pour les nouveaux et un point de de rencontre pour les anciens.

Pour quelles raisons les Français s'installent-ils à Recife ?
Pour beaucoup, c'est pour raison professionnelle. Soit c'est une expatriation, soit ils sont arrivés ici et ont décidé de rester. Il y a aussi des personnes retraitées qui passent 6 mois dans l'année, mais aussi des Français de deuxième génération, dont les parents ou grands-parents sont français et installés ici. Ils cherchent à s'accrocher à leur culture et à leur langue maternelle.

Comment s'est passé le processus de création de Recife Accueil ?
Ce n'est pas difficile, ni très long. On m'avait dit que l'administratif était compliqué. J'ai donc, avant de me lancer, fait des recherches, me suis appuyé

recife accueil 2
sur la Fiafe (Fédération internationale des accueils français de l'étranger) et j'ai organisé un premier dîner hors du cadre de l'association, où j'ai rencontré une Brésilienne, avocate, mariée à un Français qui m'a aidé à travailler les statuts. Au fur et à mesure, une équipe de quatre s'est construite, et désormais nous sommes cinq personnes fixes.

Quel genre d'activités souhaitez-vous conduire ?
On a déjà fait la soirée d'inauguration, l'atelier de Noël pour les enfants, et un dîner de Noël. A la rentrée, on aimerait faire un café français deux fois par mois. Je voudrais aussi organiser un café poussette pour les jeunes mamans. Le prochain temps fort sera le carnaval, puis Pâques, notamment pour les enfants. Et, une fois par mois, le dîner pour les adultes. On a enregistré nos premières adhésions et cela peut-être gratuit ou payant, selon les activités. Mais c'est vrai qu'on bénéficie d'un grand soutien du consulat général de France à Recife, et notamment de l'Alliance française qui nous prête des salles et nous fait de la publicité.

Avez-vous pris exemple sur Rio Accueil, São Paulo Accueil ou les associations françaises du Brésil ?
On s'est inspiré de leur statut. Par contre, au niveau des activités, comme ils sont beaucoup plus nombreux à Rio et São Paulo, on y va au fur et à mesure. Mais on communique avec eux pour savoir ce qui peut être intéressant.

Propos recueillis par Florent ZULIAN (www.lepetitjournal.com - Brésil) vendredi 26 décembre 2014

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Publié le 25 décembre 2014, mis à jour le 6 janvier 2018
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