

Samedi soir au CasaShopping, dans le cadre du Rio Wine&Food Festival sera projeté Mais uma taça ? (Brésil, le nouveau nez), le documentaire sur le vin brésilien du jeune Français Jules Gaubert-Turpin, sorti cette année. Un an après notre première rencontre avec le Bordelais, nous lui avons demandé quelques nouvelles avant cette première projection sur le sol brésilien.
Lepetitjournal.com : La dernière fois que nous vous avions rencontré, il y a un an, Mais uma taça ? était encore en cours de tournage, que s'est-il passé depuis ?
En effet, le projet a réellement commencé en août 2014. Pendant quatre mois, je suis allé à la rencontre de vignerons, sommeliers et étudiants en ?nologie brésiliens pour mieux comprendre leur vision du vin brésilien. Ils se demandaient souvent pourquoi un Français était venu se perdre dans les vignes brésiliennes, mais étaient ravis de voir un étranger s'intéresser à leur production nationale. Je suis rentré en France fin novembre 2014 avec des dizaines d'heures d'interviews qu'il a fallu trier pour le montage. Nous avons ensuite travaillé sur la bande originale du film avec le pianiste Marc Mezergue et l'édition audio avec Léo-Paul Ossola.
Déjà une première sélection dans un festival en juin, comment cela s'est-il passé ?
C'était la très bonne nouvelle du début d'année : la sélection du documentaire au Festival Oenovidéo qui est le plus ancien festival de cinéma dédié à la vigne et qui s'est déroulé à Cluny, en Bourgogne. Il y avait 14 films d'une quinzaine de pays différents et c'était la première fois que le Brésil y était représenté.
Pensez-vous que Mais uma taça ? a contribué à promouvoir le vin brésilien en France ? Les Français connaissent-ils un peu le vin brésilien ?
Ce projet veut mettre en avant un pays viticole totalement ignoré en Europe. Pour l'instant, très peu de monde connaît le vin brésilien, mais de nombreux restaurateurs, journalistes et cavistes font un super boulot pour ouvrir leur carte aux vins du nouveau monde. Par exemple, la meilleure vente cette année de la cave parisienne Soif d'ailleurs est un espumante (effervescent) brésilien de chez Miolo !
Mais uma taça ? est projeté pour la première fois au Brésil samedi soir à Rio, est-ce une fierté ?
C'est un immense plaisir de présenter ce travail durant le Rio Wine&Food Festival. Beaucoup de journalistes et d'amoureux de la gastronomie seront présents donc si cela peut leur donner envie de s'intéresser davantage aux vins brésiliens, c'est gagné ! C'est à Rio que mon
voyage a commencé et que j'ai appris le portugais donc le fait de revenir au point de départ avec ce film est très symbolique.

Il s'agit d'un autre projet sur les vignobles français, oui. L'idée étant de présenter une région sur une carte dépliante à l'aide d'infographies. La première édition concernait les vins de Bordeaux (tirée à 6.000 exemplaires) et nous travaillons actuellement sur une édition consacrée aux vins d'Alsace qui devrait sortir avant Noël. Nous comptons décliner ce format sur de nombreux vignobles et peut-être un jour sur le Brésil !
Quels sont vos prochains projets ?
Pour l'instant, je me consacre au développement d'un atelier dédié à la promotion des produits du terroir en France : atelier-plum.fr. J'espère revenir au Brésil pour les prochaines vendanges afin de revoir les personnes rencontrées au cours du tournage et d'autres projets de documentaires se construisent tout doucement !
Propos recueillis par Corentin CHAUVEL (www.lepetitjournal.com - Brésil) vendredi 2 octobre 2015
- Lire notre article consacré à la genèse de Mais uma taça ?
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Infos pratiques Rio Wine&Food Festival Projection de Mais uma taça ? à 18h au CasaShopping Avenida Ayrton Senna, 2.150 - Barra da Tijuca Voir la page Facebook de l'événement en cliquant ici |







