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JEUX OLYMPIQUES - Où pratiquer le handball à Rio ?

Par Lepetitjournal Rio de Janeiro | Publié le 30/06/2016 à 22:05 | Mis à jour le 01/08/2016 à 11:50

Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio approchent. A cette occasion, Lepetitjournal.com vous propose une fiche pratique de la situation de chacun des 28 sports olympiques au Brésil et surtout des éléments pour pouvoir les pratiquer dans la ville-hôte des prochaines olympiades. Aujourd'hui : le handball.

Le handball au Brésil
L'histoire du handball au Brésil commence après la Première Guerre Mondiale, avec l'immigration allemande qui exporte son sport roi. Comme souvent, c'est à São Paulo que la première association est créée, en 1940 (Federação paulista de handebol). La première confédération nationale est fondée en 1979, avec Jamil André comme président.

Les sélections nationales féminines et masculines n'ont pas forcément la même reconnaissance sur la scène internationale. Selon Sébastien Louis, un Français qui a créé sa propre équipe à Rio (voir plus bas), les femmes, championnes du monde en titre, peuvent espérer une médaille aux JO, mais pour les hommes, ce sera plus difficile.

Les compétitions nationales ne sont pas facile d'accès du fait des distances à parcourir pour aller jouer aux quatre coins du pays. Les derniers vainqueurs venaient principalement de la région pauliste.

Comme pour d'autres sports, le handebol brésilien a sa déclinaison sur plage. Cette discipline a un certain succès, avec des règles différentes : trois joueurs et un gardien, et des matchs plus courts et dynamiques. Et le Brésil est de loin la meilleure nation pour cette déclinaison puisque les femmes sont double championnes du monde en titre et que les hommes sont triple champions du monde en titre.

Le handball à Rio
Le développement du hand à Rio est encore léger car peu d'équipes cariocas ont les moyens de participer aux compétitions nationales. Si l'un des meilleurs clubs de la région est militaire (FAB Rio de Janeiro), on en retrouve d'autres plus accessibles dans l'agglomération de Rio comme le Niteroi Rugby (car c'est aussi un club de rugby), qui a une équipe à un niveau intéressant, mais "difficile de comparer avec une division française", selon Sébastien Louis qui qualifie la compétition ici de "folklorique" et a ainsi eu le temps d'évaluer tout ce qu'il manque au milieu pour se développer correctement à savoir un manque criant d'infrastructures, d'organisation globale à l'échelle étatique et de régulation.

C'est pour cette raison et aussi par amour de son sport que le Français s'est investi dans le développement du handball à Rio. Tout d'abord, il a créé à la fin de l'année dernière une équipe franco-brésilienne qui donne la possibilité à tout le monde de partager de bons moments sur et en dehors du terrain. "Cela fait 12 ans que je suis à l'étranger - Auckland, Sydney, Pékin, Séoul... - et j'ai toujours monté une équipe de Français avec les mêmes objectifs", explique-t-il. Grâce à ses contacts, participants des tournois multisport et autre bouche à oreille, il a déjà réuni, depuis le premier match d'octobre dernier et jusqu'à la "session hebdomadaire" des Sportifs de Rio de la semaine dernière, une trentaine de joueurs et joueuses, dont une large majorité de Français. L'équipe n'a pas de nom, mais porte les t-shirts "Esprit Bleu". "Toutes les semaines, on joue un match amical contre une équipe brésilienne, amateur ou universitaire, puis on boit des verres ensemble ensuite", raconte Sébastien Louis que vous pouvez contacter par courriel (seb@expats-handball.org) si vous souhaitez intégrer l'équipe (mixte et tous niveaux, matchs gratuits ou 10 reais). L'équipe joue en général un soir de semaine, dans quatre lieux différents : PUC, UERJ, São Cristovão et Ilha do Fundão. A terme, le Français aimerait pouvoir notamment constituer une équipe 100% féminine. 

Mais si Sébastien Louis a monté cette équipe "très sympa" pour passer de bons moments avant tout, il n'a pas laissé de côté son ambition d'aider à la création d'un club compétitif à Rio. C'est ainsi qu'il a fait se rencontrer Leonardo Marques, un ami brésilien entraîneur de handball rencontré sur les terrains cariocas, et les dirigeants du Guanabara Rugby, club francophone, afin d'y créer une section handball. Ces derniers "ont accepté l'idée", raconte le Brésilien, et "j'ai alors cherché les meilleurs joueurs des équipes que je connaissais", des Brésiliens, mais aussi quelques Français. Alors que l'idée a germé en février dernier, l'équipe, qui a déjà trouvé des sponsors pour lui fournir des équipements, fera ses grands débuts samedi dans un tournoi de la confédération brésilienne sur l'Ilha do Fundão (à partir de 9h), à Rio. Outre un lieu fixe d'entraînement et de match, "l'idée est à terme que l'équipe devienne professionnelle et joue le championnat national", selon Leonardo Marques. Les femmes ne sont pas oubliées puisqu'une jeune Française, Sophie Causeret, a réussi à constituer le pendant féminin de la section handball du Guanabara Rugby avec pas moins de 45 joueuses dont une quinzaine régulières. "On s'entraîne deux fois par semaine avec un coach brésilien à la PUC et à l'UERJ avant notre premier tournoi en septembre", explique-t-elle. Aujourd'hui, l'équipe est à la recherche de sponsors et espère fidéliser ses meilleures joueuses, qui jouent souvent aussi pour l'équipe de leur université. 

Stanislas MELTZHEIM avec Corentin CHAUVEL (www.lepetitjournal.com - Brésil) Rediffusion actualisée

*Photos : Gabriel Imamine / Photo&Grafia / CBHB (Photo 1) / Les Sportifs de Rio (Photo 2)

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