Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio approchent. A cette occasion, Lepetitjournal.com, en partenariat avec Les Sportifs de Rio, vous propose une fiche pratique de la situation de chacun des 28 sports olympiques au Brésil et surtout des éléments pour pouvoir les pratiquer dans la ville-hôte des prochaines olympiades. Aujourd'hui : l'aviron.
L'aviron au Brésil
Les nombreux lacs et plages du Brésil sont propices au développement de l'aviron. La pratique est popularisée au 19e siècle avec la première régate dans l'anse de Botafogo en 1851, qui marque aussi la naissance du premier "groupo dos Mareantes" à Niteroi, de l'autre côté de la baie de Rio.
Durant les décennies suivantes se créent les "Sociétés de régates" dans les Etats du Rio Grande do Sul, Santa Catarina, Bahia, São Paulo et Pernambouc. En 1900, les clubs d'aviron de Botafogo, de Flamengo et de Vasco da Gama participent à l'assemblée qui transforme la "União das Régatas Fluminense" en Conselho superior de Regatas, future Fédération brésilienne des sociétés d'aviron (FSBR) en 1902, institutrice du championnat brésilien d'aviron.
Absent des Jeux Olympiques une seule fois depuis 1920, l'aviron brésilien, malgré son histoire ancienne, ne brille pas pour autant sur la scène internationale. Il réussit son meilleur résultat à Los Angeles en 1984, avec la quatrième place en bateau de pointe de deux personnes avec barreur par Nilton Silva Alonço, Walter Hime Soares et Angelo Rosso Neto. Vingt ans plus tard à Athènes, Fabiana Beltrame est devenue l'étoile de l'aviron olympique féminin en arrivant en quatorzième position en simple Skiff. En 2011, elle refait l'histoire en décrochant la première médaille d'or du pays sur une étape de Coupe du monde à Hambourg en Allemagne, et s'imposant une nouvelle fois aux championnats du monde à Bled, en Slovénie, soit le meilleur résultat d'un rameur brésilien.
L'aviron à Rio
Nés en 1894,1895 et 1898, les clubs de Botafogo, de Flamengo et de Vasco da Gama sont les plus connus ? désormais grâce au football -, tous trois situés sur la Lagoa Rodrigo de Freitas, tout comme le club de Piraquê sur l'île du même nom.
Mais on trouve aussi le club de Guanabara à Botafogo, l'école navale Gemio de Vela sur l'île de Villegagnon, le club de São Cristovão à la cité universitaire et le club de Loureiro à Barra da Tijuca.
Selon les clubs, l'esprit de compétition s'accorde facilement avec la pratique loisir, et les grandes salles de sport réservées à quelques champions mondiaux et espoirs reconnus venus s'entraîner côtoient une foule d'amateurs venus faire des ronds sur l'eau. Il faut compter autour de R$ 130 par mois pour l'accès aux installations, les premières instructions en bassin, puis une heure par jour à utiliser librement.
Pour connaître le club près de chez vous, à Rio ou ailleurs, rien de mieux que le site officiel de la Confédération brésilienne d'aviron : http://www.remobrasil.com/onde-praticar.
Xavier DAUSSIN (www.lepetitjournal.com - Brésil) vendredi 22 mai 2015







