Édition internationale

Lionel Autret : « On ne défend bien que ce qu’on connaît de l’intérieur »

Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la 3ère circonscription des Pays-Bas. Lionel Autret se présente pour la liste Tous bien intégrés.

lionel autretlionel autret
Écrit par La Rédaction
Publié le 18 mai 2026

 

Pouvez-vous vous présentez en quelques phrases ? 

Je m'appelle Lionel Autret, originaire de la pointe de Penmarc'h, dans le Finistère Sud. Je travaille dans le financement de négociants en matières premières et j'ai fait ma carrière un peu partout dans le monde : 17 ans aux États-Unis, 4 ans à Singapour, quelques années à Paris, et depuis quatre ans aux Pays-Bas. Aux États-Unis, j'ai également été pompier volontaire, entraîné par d'anciens du FDNY, dont je garde des souvenirs extraordinaires : une expérience qui forge le sens du collectif et de l'engagement. C'était ma façon de donner un peu à ce pays qui nous a beaucoup donné. Le sens de ma démarche aujourd'hui en tant que candidat CFE fait partie du même principe.

Je suis marié et père de trois enfants. L'aîné entre à l'université Erasmus de Rotterdam l'année prochaine, et les deux autres sont scolarisés à l'école internationale publique d'Oegstgeest, près de Leiden — nés à New York, ils n'ont pas pu intégrer le système scolaire français. Ce vécu familial, c'est précisément ce qui m'a conduit à m'engager : on ne défend bien que ce qu'on connaît de l'intérieur.

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?

Servir concrètement, sans se mettre en scène. Un conseiller CFE est avant tout un interlocuteur de terrain : il fait remonter les problèmes du quotidien aux décideurs, intervient auprès des administrations françaises et néerlandaises, et s'appuie sur le réseau mondial des CFE pour mutualiser les bonnes pratiques. Ce qui a fonctionné pour les Français au Japon ou en Australie peut inspirer des solutions pour ceux des Pays-Bas. C'est cette vision collective et pragmatique qui guide notre engagement.

 

Comment avez-vous constitué votre liste ?

Naturellement, à partir de rencontres et d'un constat partagé : nous ne trouvions pas de liste qui portait vraiment les préoccupations du quotidien des Français aux Pays-Bas. Nous avons réuni des personnes qui vivent ces sujets de l'intérieur, pas des professionnels de la politique. Chacun apporte une expertise concrète — droit, finance, éducation, matières premières, institutions européennes — et une implantation géographique réelle, pour couvrir l'ensemble de la circonscription.

 

Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?

Parce que les décisions qui affectent leur quotidien se jouent aussi à ce niveau. Le CFE n'est pas une instance symbolique : il est l'interlocuteur direct du consulat, il remonte les problèmes au Parlement et au gouvernement, il peut peser sur des décisions très concrètes. En 2026, le contexte est particulièrement chargé — réforme de l'AEFE, évolutions fiscales franco-néerlandaises, débats sur la protection sociale des expatriés. Ne pas voter, c'est laisser d'autres décider à sa place.

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?

La continuité des processus administratifs entre la France et les Pays-Bas : la reconnaissance des diplômes qui touche les conjoints, des systèmes de retraites différents, la couverture sociale pour les travailleurs indépendants... Le conjoint qui arrive avec un excellent parcours et se retrouve invisible sur le marché local. Ce n'est pas un problème d'intégration — c'est un problème de continuité administrative et sociale que les institutions n'ont pas encore vraiment résolu.

Ces sujets passent à la fois par Bruxelles — où les directives européennes fixent le cadre de la reconnaissance des qualifications et de la coordination des systèmes sociaux — et par la prise en compte, côté français, des situations spécifiques des expatriés. C'est précisément pour cela que nous avons structuré notre programme autour de huit axes très concrets.


 

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