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Moins de pluies, plus de sécheresses : le Panama se prépare aux effets d'El Niño

Après plusieurs semaines de fortes pluies, le Panama pourrait connaître une nette diminution des précipitations au cours des prochains mois. Selon les autorités météorologiques, le phénomène El Niño devrait entraîner jusqu’à 20 % de pluie en moins entre juin et août, avant d’atteindre son intensité maximale à la fin de l’année.

Soleil et nuages parsemés.Soleil et nuages parsemés.
Ciel ensoleillé et parsemé de nuages.
Écrit par Sacha Carion
Publié le 12 juin 2026

Si le Panama a connu d’importantes précipitations au cours des dernières semaines, celles-ci devraient se faire plus rares au cours des deux prochains mois. Selon l’Institut de météorologie et d’hydrologie du Panama (Imhpa), le pays devrait enregistrer entre juin et août une baisse des précipitations comprise entre 15 et 20 % en raison du phénomène météorologique El Niño. Celui-ci se caractérise par un réchauffement anormal des eaux du Pacifique équatorial, perturbant les régimes de précipitations et les températures dans plusieurs régions du globe.

Au Panama, la saison des pluies s’étend habituellement de mai à novembre, tandis que la saison sèche débute progressivement en décembre pour se prolonger jusqu’en avril. Toutefois, comme le souligne le média Infobae, les évolutions climatiques observées ces dernières années tendent à bouleverser cette saisonnalité traditionnelle.

Selon la chaîne nationale panaméenne TVN, les principales inquiétudes concernent les producteurs, les agriculteurs et les éleveurs situés sur la façade Pacifique de l’isthme, la région qui devrait être la plus affectée par cette diminution des précipitations. Une situation qui pourrait peser sur les rendements agricoles et les ressources en eau dans plusieurs provinces du pays.

Aggravation en fin d'année

Mais pour les autorités, les préoccupations portent surtout sur la fin de l’année. D’après les analyses météorologiques relayées par TVN, le phénomène El Niño pourrait gagner en intensité au cours des derniers mois de 2026, son activité maximale étant attendue entre octobre et décembre. Une situation qui devrait favoriser des épisodes de sécheresse plus marqués sur la côte Pacifique, y compris à Panama City, tandis que la côte caraïbe pourrait au contraire enregistrer des précipitations plus abondantes.

Illustration du phénomène El Niño (Wikimedia Commons).
Illustration du phénomène El Niño (Wikimedia Commons)

Le Panama n’est pas le seul pays touché par ce phénomène climatique, qui affecte également une grande partie de l’Amérique centrale. Le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras, le Guatemala et le Salvador figurent eux aussi parmi les pays concernés, avec des conséquences potentiellement importantes pour de nombreux producteurs agricoles de la région centraméricaine.

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