L’autosuffisance alimentaire est un enjeu crucial pour la Nouvelle-Calédonie, or le taux de couverture en produits locaux proposés aux consommateurs est seulement de 17%. L’agriculture, qui permet aux populations de se nourrir, a en effet connu depuis les années 90 une importante dégradation.
Face à cette inflation, les agriculteurs, catégorie socio-professionnelle la moins rémunérée (156 000F/ mois), ne peuvent plus acquérir des terres par l’achat.
Une des solutions alors envisagée par la Nouvelle-Calédonie est le développement de la location de terres agricoles.
Un contrat pour sécuriser les relations entre locataire et propriétaire
Avant la création des baux ruraux, la location de foncier privé n’était pas encadrée et restait précaire pour le preneur (locataire). Il s’agissait d’un contrat ordinaire de location, négocié au cas par cas, qui s’avérait inintéressant au regard de sa durée trop courte qui empêchait toute volonté d’investissement et toute possibilité d’emprunt bancaire.
Depuis juillet 2017 et la mise en place des baux ruraux, la location de terres agricoles est encadrée. Le preneur est assuré de pouvoir cultiver la terre pendant 9 ans, et le bailleur (propriétaire) voit sa terre mise en valeur tout en bénéficiant d’avantages fiscaux. Cet outil facilite l’accès à la terre aux agriculteurs, notamment aux jeunes, qui peuvent ainsi consacrer leurs moyens financiers à l’outil.
En parallèle, il permet aux propriétaires qui ne peuvent plus exercer, de louer et non plus de vendre leur terre, et de conserver ainsi leur patrimoine foncier.
Un premier bilan positif
Depuis leur mise en place en mai dernier, 23 baux ruraux ont été signés répartis sur une dizaine de communes. Ce sont plus de 1600 hectares qui sont désormais loués et valorisés.
En moins d’un an, 23 baux ruraux ont été signés pour une durée de 9 à 18 ans, répartis sur 11 communes pour trois types de destinations (animales, végétales, mixtes).
Cela représente une surface totale de 1 600 hectares, dont 98% en province Sud.
Au vu du succès des premiers baux ruraux contractés et de l’intérêt de l’outil pour le monde agricole, il est apparu nécessaire au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de faire connaître davantage le dispositif à travers une série d'ateliers mobiles en brousse.
L'objectif : présenter le bail rural et recueillir les avis des populations afin de faire évoluer le dispositif.








