La Nouvelle-Calédonie s'est dotée d'un simulateur d'entraînement aux techniques d'intervention à bord des navires. Cette acquisition est le fruit d'un partenariat entre la Marine nationale, la direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR) du gouvernement.
Cet outil, qui a coûté à la Nouvelle-Calédonie 60 millions de francs pacifique, offrira aux sapeurs-pompiers civils formés par la DSCGR, comme aux marins pompiers militaires des Fanc, la possibilité de parfaire leur connaissance technique ou de maintenir leurs acquis opérationnels. Il pourra également être accessible aux stagiaires de la marine marchande de l'École des métiers de la mer (EMM) par l'intermédiaire du centre de formation de la Sécurité civile.
Le simulateur est l'une des traductions concrètes de la convention signée le 30 juillet 2014 entre le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et la Base navale. Elle concerne la formation des cadres civils et militaires, et prévoit un travail collaboratif en matière d'expertise, de prévention dans la lutte contre les sinistres à bord des navires, de man?uvres ou d'exercices conjoints.
Lepetitjournal.com Nouvelle-Calédonie : Pouvez-vous nous rappeler ce qui a amené le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie à investir dans un tel outil ?
Philippe Germain : La vocation de la Nouvelle-Calédonie, chacun le sait, et son développement, passe par le trafic maritime, l'économie bleue, le développement des croisiéristes, qui s'est intensifié ses dernières années. Il faut donc pouvoir assurer la sécurité des passagers et des matériels. Jusqu'à présent, c'était une activité exclusivement réservée aux forces armées. Depuis le transfert des compétences à la Nouvelle-Calédonie en 2013, elle appartient également à la sécurité civile. Il fallait donc se doter de moyens d'entraînement, d'un simulateur pour, en cas de sinistre, être à la hauteur et pouvoir préserver la vie et la sécurité des Calédoniens, comme de tous passagers qui se trouvent dans notre zone économique exclusive.
LPJNC : Cet outil est-il essentiellement réservé aux navires calédoniens ou est-il prévu une ouverture pour une utilisation par nos voisins, tel le Vanuatu ?
PG : Il est ouvert à tous types de formations en Nouvelle-Calédonie, à l'école des métiers de la mer, les pompiers, de manière générale à la sécurité civile et, bien sûr, les pompiers de la Marine Nationale. Dans le cadre de la Coopération, ce sera l'occasion de proposer à nos voisins, s'ils le souhaitent, et j'imagine qu'ils le souhaitent, dans le cadre de la formation de leur propre personnel d'accéder à cet outil performant à l'échelle du Pacifique.
David Rizet-Blancher (http://www.lepetitjournal.com/nouvelle-caledonie) ? mercredi 19 juillet 2017
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Le Setib permet de simuler, dans des conditions proches du réel, les opérations de lutte contre les incendies sur des navires de plus de 30 m dont la structure, la nature de la cargaison, la dimension des accès et les cheminements rendent les opérations difficiles. Il est entièrement piloté à partir d'une console électronique centrale. De la salle des machines au poste de commande, des générateurs de flammes couplés avec des machines à fumée proposent sur deux niveaux des scénarios de moteurs, d'armoire électrique ou de sous-plancher enflammés (par une alimentation au gaz). La température peut monter jusqu'à 300° C. Le Setib répond aux dernières normes de sécurité et environnementales.







