Édition internationale

Visas américains : 30 pays africains visés par une caution de 20 000 dollars

Les États-Unis rendent permanent leur dispositif imposant une caution à certains demandeurs de visas touristiques et d'affaires. Les ressortissants de 50 pays, dont 30 africains, devront désormais verser jusqu'à 20 000 dollars avant leur entrée sur le territoire américain.

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Écrit par La Rédaction
Publié le 7 août 2026

 

Un dispositif renforcé pour lutter contre les dépassements de visa

Testée pendant un an, la mesure a été jugée concluante par les autorités américaines. Selon le gouvernement, plus de 20 000 demandeurs de visa ont été concernés par le programme pilote et près de la moitié ont renoncé à leur demande en raison du montant de la caution. Les délivrances de visas ont ainsi chuté de 83 % dans les pays visés.

Le montant de la caution est également revu à la hausse : il varie désormais de 10 000 à 20 000 dollars, contre un minimum de 5 000 dollars auparavant. Cette somme, restituée au départ des États-Unis si les conditions du visa sont respectées, vise à limiter les dépassements de durée de séjour. Selon les autorités américaines, plus de la moitié des visiteurs issus des pays concernés avaient dépassé la durée autorisée de leur visa en 2024.

 

Une nouvelle mesure qui cible particulièrement les voyageurs africains

Cette décision s'inscrit dans le durcissement de la politique migratoire américaine à l'égard de plusieurs pays africains. Le nouveau dispositif concerne notamment le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Nigeria ou encore l'Éthiopie, tandis que d'autres États, comme le Burkina Faso, le Mali ou la Somalie, restent soumis à des restrictions encore plus sévères sur la délivrance de visas.

Cette politique s'est également illustrée en marge de la Coupe du monde 2026. Plusieurs sélections ou délégations africaines ont rencontré des difficultés d'accès au territoire américain en raison des restrictions de visas. Un arbitre kényan avait notamment été contraint de rentrer dans son pays après s'être vu refuser l'entrée aux États-Unis, alimentant les critiques sur l'impact de ces mesures dans le cadre d'une compétition internationale.

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