Édition internationale

Thierry Bilbault : "Être vraiment utiles, partout en Floride"

Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la 5e circonscription des Etats-Unis. Thierry Bilbault se présente pour la liste Ensemble au service des Français de Floride et des Caraïbes.

Thierry Bilbault, candidat aux élections consulaires 2026Thierry Bilbault, candidat aux élections consulaires 2026
Écrit par Damien Bouhours
Publié le 1 avril 2026

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Après quarante ans à l’international — aux États-Unis, en Suisse, au Canada — j'ai fait de la mobilité internationale le fil conducteur de ma vie professionnelle. Originaire de Nevers (Nièvre) et titulaire d'un doctorat en biologie moléculaire de l'Université de Clermont-Ferrand, j'ai débuté mon parcours par la recherche à l'Université d'Utah de Salt Lake City, avant de rejoindre l'industrie pharmaceutique : San Diego, Fort Worth, Morristown, Lausanne, Toronto, Boston… et finalement la Floride, où je réside aujourd'hui à Sunny Isles Beach avec mon épouse Jana. Scientifique de formation, puis cadre dans l’industrie pharmaceutique, j’ai vécu concrètement les défis administratifs, fiscaux et personnels liés à l’expatriation.

Ces années passées à naviguer entre systèmes administratifs, services consulaires et réseaux communautaires m'ont appris ce que représente concrètement le fait d'être Français à l'étranger — avec ses forces, mais aussi ses angles morts. Aujourd'hui retraité des affaires, je suis pleinement disponible et motivé pour mettre cette expérience au service de nos concitoyens avec une conviction simple : nous avons besoin d’élus qui connaissent la réalité du terrain, pas seulement les institutions.

 

Un conseiller doit être un relais d'alerte efficace

 

Que représente pour vous la mission de Conseiller des Français de l'Étranger ?

Le Conseiller des Français de l'Étranger est trop souvent perçu comme un rôle honorifique — une sorte de notable communautaire sans véritable pouvoir. C'est précisément contre cette représentation que je veux lutter.

Un conseiller doit être un relais d'alerte efficace : remonter aux sénateurs et au député de la circonscription les enjeux concrets qui touchent nos compatriotes — délais consulaires, scolarisation en français, protection sociale des expatriés, fiscalité franco-américaine, questions d'installation, d'assurance, d'ouragans. Notre circonscription est vaste et diverse : elle couvre la Floride, Porto Rico, les Îles Vierges américaines et d'autres territoires associés. Elle rassemble des familles avec enfants scolarisés dans le système français ou dans le système américain, des retraités, des binationaux, des indépendants. Tous méritent une représentation active, pas symbolique.

Je veux aussi m'appuyer sur les réseaux associatifs existants pour renforcer les liens au sein de notre communauté — et créer des passerelles entre ses différents visages.

Un conseiller doit donc être :

  • Un capteur du terrain, capable d’identifier les vrais problèmes,
  • Un relais efficace vers les parlementaires et les administrations,
  • Un acteur engagé, disponible et présent toute l’année — pas uniquement en période électorale.

 

Rassembler des candidats qui ressemblent vraiment à la communauté française de Floride

 

Comment avez-vous constitué votre liste ?

Notre priorité était simple : rassembler des candidats qui ressemblent vraiment à la communauté française de Floride.

La première chose qui frappe, c'est la diversité géographique. Nos candidats ne viennent pas tous de Miami — ils sont aussi à Orlando, Tallahassee, Fort Myers. Le Conseil consulaire doit représenter l'ensemble des Français de Floride, pas seulement ceux du Grand Miami.

Nous avons également cherché la complémentarité des expertises : un scientifique de l'industrie pharmaceutique, une doctorante en sécurité internationale, un entrepreneur du numérique, une investisseuse spécialisée dans l'installation des Français ici, un chercheur de l'Université de Floride ancré dans les communautés locales, une cheffe d'entreprise au parcours transcontinental, et un ingénieur expert en transports publics. Des profils différents, des réseaux différents, qui parlent à l'ensemble de notre communauté.

Ce n'est pas une liste construite autour d'une ligne partisane stricte. C'est une liste qui privilégie la complémentarité et l’ancrage local réel et qui est construite autour d'un projet : être utile, disponible et présent.

 

Pourquoi est-il important de voter à ces élections consulaires ?

Parce que vivre à l'étranger, ce n'est pas simple — et en Floride encore moins qu'ailleurs en ce moment. La cherté de la vie, les difficultés d'accès aux soins, la scolarisation des enfants, les démarches administratives interminables, les incertitudes liées au contexte politique américain… Ce sont des problèmes réels, qui méritent des interlocuteurs sérieux.

Le Conseil consulaire est précisément cette instance. Ce n'est pas un club honorifique — c'est la seule structure élue qui représente officiellement les Français de notre circonscription. Si vous n'y allez pas voter, vous laissez d'autres décider à votre place.

Notre force particulière, c'est que nous ne siégeons pas seulement localement. Nous bénéficions du soutien de Christopher Weissberg, député Renaissance de la circonscription États-Unis/Canada, et d'un lien direct avec la majorité présidentielle. L'exemple de Roland Lescure, qui représentait notre communauté nord-américaine avant de devenir Ministre de l'Économie en octobre 2025, le démontre : les élections consulaires ne sont pas symboliques. Elles sont le point de départ d'une influence réelle sur les grandes décisions françaises.

Ces élections sont souvent sous-estimées, mais elles sont en réalité le point d’entrée de l’influence politique des Français de l’étranger.

 

Quel est, selon vous, le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?

Le premier défi est administratif et consulaire. Le consulat de Miami couvre une zone immense, et les délais pour obtenir un rendez-vous — passeport, carte d'identité, actes d'état civil — restent souvent problématiques, même si les permanences délocalisées existent.

La scolarisation en français est une préoccupation constante des familles. L'offre existe — lycée français de Miami, établissements homologués, programmes FLAM — mais elle est géographiquement concentrée et les frais de scolarité restent élevés, soulevant régulièrement des questions sur les bourses.

Il y a aussi les défis climatiques et économiques propres à la Floride : ouragans, hausse vertigineuse des assurances habitation depuis le retrait de plusieurs assureurs du marché, coût de la santé pour les indépendants et les retraités non couverts par un employeur.

Et depuis le début de la nouvelle administration américaine, les questions liées aux visas, à l'immigration et aux évolutions géopolitiques sont devenues une source d'inquiétude supplémentaire pour beaucoup de nos compatriotes.

Mais la Floride, c’est aussi une terre d’opportunités et souvent un point d’entrée pour de nombreuses compagnies françaises sur le marché américain. Ces investisseurs se doivent d’être accompagnés pour favoriser leur réussite.

 

Le rôle de Conseiller des Français de l’Étranger sera ma seule mission

 

Quels sont les grands axes de votre programme ?

Notre programme s’articule autour de priorités concrètes, portées par une liste dont chaque membre apporte une expérience directe des réalités de notre circonscription. Je suis pour ma part entièrement disponible — le rôle de Conseiller des Français de l’Étranger sera ma seule mission — garantissant ainsi un suivi prompt et efficace de chacun de ces engagements

D'abord, l'accompagnement pratique au quotidien : agir pour simplifier les démarches administratives, mieux orienter les nouveaux arrivants, faciliter l'accès aux soins et à la scolarisation. Des candidats comme Vanessa Deas, qui accompagne des Français à leur installation depuis plus de dix ans, Irène Assatiani-Crevaux, qui a elle-même construit sa vie entre plusieurs continents et James Vineau qui a vécu l’expatriation et tous ces challenges car il a travaillé aux Îles Vierges Américaines et aux Antilles (Guadeloupe Martinique et Puerto Rico)  connaissent ces réalités de l'intérieur.

Ensuite, renforcer notre présence sur tout le territoire floridien. Nos candidats sont à Orlando, Tallahassee, Fort Myers — et nous voulons développer des relais locaux dans chacune de ces zones. Xavier Martini, chercheur à l'UF/IFAS à Tallahassee, ou Léa Faure à Orlando, incarnent concrètement cette volonté d'ancrage territorial.

Enfin, peser davantage dans les décisions qui nous concernent. Grâce à nos liens directs avec les parlementaires Renaissance, les préoccupations des Français de Floride peuvent trouver un écho à l'Assemblée des Français de l'Étranger, voire au Parlement. Nous soutenons également la politique étrangère du président Macron, notamment son non-alignement face à la Maison-Blanche sur les dossiers de l’Ukraine, du Groenland et de l’Iran. Dans le contexte actuel, avoir des conseillers connectés et écoutés n'est pas un luxe — c'est une nécessité.

Les axes de notre programme s’articuleront donc autour de ces priorités et nous présenterons avec nos prochaines communications les actions concrètes que nous allons entreprendre pour adresser les attentes suivantes de nos concitoyens:

 

1. Administratif : proximité et efficace

2. Action sociale : réactivité et solidarité

3. Education : accompagner chaque famille

4. Sécurité : anticiper et protéger

5. Emploi et visa : faciliter es parcours

6. Tissus associatif : fédérer les énergies

7. Communication : transparence et accessibilité

 

Notre programme tient en une phrase : être vraiment utiles, partout en Floride, et avec les moyens de se faire entendre. Notre force, c’est notre capacité à transformer des besoins identifiés en actions opérationnelles.

damien bouhours
Publié le 1 avril 2026, mis à jour le 1 avril 2026
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