Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la 5e circonscription des Etats-Unis. Romain Carton se présente pour la liste LA FRANCE AU COEUR.


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Originaire des Vosges, j’ai 43 ans. Durant mon enfance, j’ai vécu quatre ans au Royaume-Uni, une expérience qui a nourri mes ambitions internationales. Ingénieur de formation, je travaille depuis dix-huit ans dans le secteur aéronautique au sein d’un grand groupe français, principalement en région parisienne et dans les Hauts-de-France. Depuis 2019, ma famille — ma femme et nos deux enfants — et moi-même vivons à Melbourne, en Floride. Aujourd’hui, j’y occupe le poste de responsable du développement et de la mise en œuvre de produits dédiés au divertissement en vol pour les compagnies aériennes (In-Flight Experience).
Ma démarche est purement bénévole et sans objectif professionnel. Sur le plan personnel, c’est l’opportunité de me rapprocher des Français, de les écouter et de défendre leurs intérêts auprès de nos institutions.
Homme de terrain, j’aime l’action, la prise de risque réfléchie et constructive, et m’engage pleinement. Pour moi, cet engagement représente une tâche noble et civique, en accord avec les valeurs que je transmets à mes enfants : le respect, la persévérance, la conviction d’aller au bout des choses et une solidarité réfléchie au service de l’entraide collective.
Il s’agit avant tout d’être à l’écoute de nos compatriotes pour porter leur voix auprès du Consulat
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
Il s’agit avant tout d’être à l’écoute de nos compatriotes pour porter leur voix auprès du Consulat. C’est une belle opportunité de rassembler largement autour d’un projet commun, mais aussi de restaurer le lien de confiance entre les électeurs et leurs représentants locaux (un lien essentiel).
C’est également l’occasion de contribuer activement au rayonnement de la France à l’étranger. Au-delà des prérogatives existantes des élus, je souhaite aller plus loin en renforçant leurs moyens d’action, afin de mieux accompagner et soutenir les Français de l’étranger.

Comment avez-vous constitué votre liste ?
Je souhaitais que notre équipe soit intergénérationnelle, avec des profils variés, mais aussi qu’elle reflète la diversité géographique de la communauté française, du nord au sud de la Floride. C’est d’ailleurs ce que les Français m’ont exprimé lors de mes déplacements ces six derniers mois.
J’ai contacté de nombreuses personnes par e-mail et par téléphone, j’ai sollicité nos consuls honoraires et je me suis déplacé. Ce fut une belle expérience de rencontres. J’en ai profité pour échanger sur les problématiques du quotidien, afin de proposer un projet représentatif des attentes des Français de la circonscription.
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
C’est une opportunité de renouveler nos représentants tous les six ans, apportant ainsi un renouveau et un souffle nouveau à la circonscription. À l’échelle mondiale, avec plus de 1,7 million de Français établis hors de France, c’est aussi une chance de faire entendre notre voix auprès des institutions nationales.
Le premier enjeu sera de mobiliser les électeurs. Avec une participation moyenne de seulement 15 %, ces élections restent méconnues. Elles représentent pourtant une réelle opportunité au niveau local.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Depuis six mois, j’ai contacté et rencontré les Français de notre circonscription afin d’établir une synthèse des priorités issues de nos échanges.
Deux besoins majeurs sont ressortis de ces rencontres :
- Un meilleur accompagnement de nos institutions pour des situations « spécifiques », qui ne correspondent pas aux procédures standard (que ce soit pour les dossiers de retraite, les visas, les nouvelles demandes de permis, etc.). Beaucoup évoquent des démarches administratives complexes, comparées à de véritables parcours du combattant.
- Un sentiment d’isolement, exprimé par plusieurs compatriotes, qui recherchent à la fois une aide concrète et le maintien d’un lien fort avec la France.
Le rôle des conseillers des Français de l’étranger est de mettre leur expérience au service des Français établis hors de France
Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme pour ces élections ?
Le rôle des conseillers des Français de l’étranger est de mettre leur expérience au service des Français établis hors de France. Ils relaient les initiatives des associations et des entrepreneurs, tout en faisant remonter les difficultés quotidiennes (bourses scolaires, aides sociales, enseignement) rencontrées par nos compatriotes auprès du consulat et des institutions.
Au-delà de ces prérogatives, je souhaite aller bien plus loin en soutenant des priorités concrètes, issues de mes rencontres et échanges. Voici les grands engagements que je m’engage à défendre :
- Faciliter le renouvellement des passeports en supprimant l’obligation de comparution personnelle au consulat.
- Accélérer le traitement des dossiers de retraite avec un suivi transparent et des délais maîtrisés.
- M’opposer à la hausse des frais de scolarité et renforcer le soutien aux familles via les bourses et les aides éducatives.
- Simplifier les démarches administratives avec le consulat et l’ambassade, en garantissant des délais clairs et rapides.
- Lutter contre la double imposition pour éviter que les Français de l’étranger ne soient pénalisés fiscalement.
- M’opposer à toute forme de taxation mondiale, comme un impôt universel, qui ignorerait les réalités locales.
- Étendre le principe de la résidence d’attache : permettre à tout Français propriétaire d’un logement en France d’y revenir sans obstacle, surtout en cas de coup dur.
- Soutenir l’entrepreneuriat en accompagnant la création et le développement d’activités économiques locales.
- Accroître la visibilité des élus : beaucoup de compatriotes méconnaissent leur rôle ou les confondent avec le consulat.
- Renforcer les prérogatives économiques des élus, qui connaissent bien le tissu local.









